Numéro unique d’accès aux soins : Les hôpitaux rappellent au gouvernement sa promesse

PROMESSE La Fédération hospitalière de France ainsi que d’autres représentants de la communauté hospitalière appellent ce jeudi à la mise en place d’un service d’accès au soin, via notamment un numéro de santé unique

20 Minutes avec AFP

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Un Samu à Annecy, illustration
Un Samu à Annecy, illustration — Tristan Reynaud/SIPA
  • Selon plusieurs représentants de la communauté hospitalière, il y a urgence à mettre en place le service d’accès aux soins, notamment via le numéro de santé unique.
  • C’est une promesse qui avait été faite par le gouvernement et notamment par Agnès Buzyn, l’ancienne ministre de la Santé.

« Il y a urgence à mettre en place le service d’accès aux soins », estiment ce jeudi la Fédération hospitalière de France (FHF) et plusieurs représentants de la communauté hospitalière, rappelant au gouvernement sa promesse de mieux réguler les urgences, notamment via un numéro de santé unique.

Après le Ségur de la Santé, il faut que « l’une des prochaines mesures urgentes du gouvernement soit la généralisation rapide du Service d’accès aux soins ainsi que du numéro unique de santé », demandent dans un communiqué la FHF (hôpitaux publics), France Assos Santé (associations de patients), et des médecins tels que le Dr François Braun, président de Samu Urgences de France, et le Dr Agnès Ricard-Hibon, présidente de la Société française de médecine d'urgence.

Un numéro « indispensable pour parer à l’éventualité d’une seconde vague »

Censé répondre à toute demande de soins imprévue afin de désengorger les urgences, ce « service d’accès aux soins » (SAS) avait été annoncé en septembre par l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn après une grève sans précédent dans les services d’urgence. Il devait voir le jour à « l’été 2020 ».

Or, pour les signataires, « il y a urgence » à poursuivre cette mesure, jugée « indispensable pour parer à l’éventualité d’une seconde vague épidémique » du coronavirus. « L’ambition du service d’accès aux soins doit être de fédérer sur les territoires. En structurant l’aide médicale d’urgence et les soins de ville non programmés, il permettra à la fois d’améliorer le parcours du patient et de contribuer au désengorgement des services d’urgences », plaident-ils, appelant à « accélérer son déploiement » après des expérimentations menées « avec succès » dans certaines régions.

Le serpent de mer du numéro unique national de santé

Pour ces représentants du milieu hospitalier, ce service passe par « la généralisation d’un numéro unique national santé », un serpent de mer qui n’a jamais abouti.

Au mois de décembre, un rapport commandé par le gouvernement au député (LREM) Thomas Mesnier​ et au Pr Pierre Carli, chef du Samu de Paris, recommandait d’appuyer le SAS sur un nouveau « numéro de santé unique », le 113, qui remplacerait le 15 et le 116-117 et cohabiterait avec un autre « dédié aux secours et à la sécurité », le 112.