Coronavirus : Plus de 4 millions d'habitants de France métropolitaine déjà infectés

EPIDEMIE La semaine dernière, le nombre de cas d’infection confirmés (+14 %), le taux de nouveaux cas et le nombre d’actes SOS médecins pour suspicion de Covid-19 étaient en augmentation par rapport à la semaine précédente

20 Minutes avec AFP

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Des tests de coronavirus en France, illustration
Des tests de coronavirus en France, illustration — ALLILI MOURAD/SIPA

Près de 7 % de la population de France métropolitaine (6,7 % exactement) a été infecté par le SARS-CoV-2 avant mi-avril, soit 4.368.000 personnes, selon l’agence sanitaire Santé publique France (SpF) qui alerte sur l’augmentation de la circulation du virus. En France, – à l’exception de la Mayenne où sont apparus plusieurs clusters, de la Guyane et de Mayotte, toutes deux actuellement très touchées par l’épidémie – on observe une « nouvelle tendance à l’augmentation de la circulation du virus SARS-COV-2 », même si c’est « à un niveau bas », note SpF.

La semaine dernière, le nombre de cas d’infection confirmés (+14 %), le taux de nouveaux cas et le nombre d’actes SOS médecins pour suspicion de Covid-19 étaient en augmentation par rapport à la semaine précédente. En outre, le nombre de reproduction effectif («R effectif », basé sur les tests virologiques positifs) en métropole était supérieur à 1.

Une augmentation qui « reste modérée »

Si en moyenne une personne infectée en infecte moins d’une, l’épidémie régresse, si elle en infecte deux autres (R = 2), l’épidémie se diffuse, si elle en infecte une (R = 1), l’épidémie se maintient, explique Sophie Vaux de SpF. « La semaine dernière, en métropole, ce R était de 1,05, légèrement supérieur à 1, et en hausse par rapport à la semaine précédente ; ce qui va dans le sens d’une tendance à l’augmentation de la circulation du virus », ajoute-t-elle.

De plus, « on a une tendance à l’augmentation des nombres de nouveaux cas confirmés, mais qui reste modérée », ajoute-t-elle. « On ne parle pas d’explosion de cas, mais il y a un frémissement qui appelle à la vigilance ». D’autant que la prévention diminue dans la population et que les vacances d’été sont susceptibles de favoriser les comportements à risque et les regroupements familiaux et amicaux. Parmi les 68 clusters (foyers de Covid-19) en cours d’investigation le 8 juillet, 20 % concernaient la famille élargie (plusieurs foyers familiaux).

« C’est absolument ce qu’on doit éviter »

« On est vraiment à un moment où on a des facteurs susceptibles de favoriser la reprise de l’épidémie et c’est absolument ce qu’on doit éviter », poursuit-elle citant l’exemple de la Mayenne, où il y a eu en quelques semaines une très forte augmentation des cas.

Dans ce département (région pays de la Loire), un dépistage massif est en cours après l’apparition de six clusters dont un qui diffuse dans la population. En revanche, dans les deux autres régions avec R supérieur à 1, Nouvelle-Aquitaine et PACA, il n’y pas d’alerte après analyse, d’après l’agence sanitaire.