Olivier Véran propose une rallonge de 400 millions d’euros pour améliorer les salaires des personnels hospitaliers

HOPITAL Une rallonge insuffisante pour les syndicats, pour qui « la revendication de 300 euros pour tous n’est clairement pas envisageable en l’état »

20 Minutes avec AFP

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Le service réanimation de l'hôpital Purpan à Toulouse (image d'illustration).
Le service réanimation de l'hôpital Purpan à Toulouse (image d'illustration). — FRED SCHEIBER/SIPA

Une rallonge de 400 millions d’euros. C’est le montant de l’enveloppe proposée par le ministre de la Santé, Olivier Véran, aux syndicats pour améliorer la rémunération des personnels hospitaliers paramédicaux et non médicaux.

Au total, cela porterait à 6,4 milliards d’euros le montant total des mesures salariales – hors médecins et internes – proposé mercredi au terme d’une réunion de près de 10 heures dans le cadre du « Ségur de la santé », a expliqué dans un communiqué  FO-Santé.

Cette rallonge vient donc s’ajouter à la première enveloppe proposée la semaine dernière par Olivier Véran la revalorisation salariale des personnels hospitaliers non médicaux. Le ministre a aussi mis sur la table 500 millions d’euros de revalorisations pour les médecins, internes et étudiants en santé. Ces derniers ont rendez-vous au ministère ce jeudi pour une nouvelle séance de négociation.

Loin des 300 euros réclamés

Pour les personnels non médicaux, l’enveloppe est toujours jugée insuffisante par les syndicats, qui réclament une hausse de rémunération de 300 euros net pour l’ensemble des agents du secteur public.

« Malgré l’annonce d’une enveloppe supplémentaire de 400 millions d’euros, la revendication de 300 euros pour tous n’est clairement pas envisageable en l’état », a estimé Force ouvrière. Pour le syndicat les propositions du ministre n’étaient « pas à la hauteur des revendications ».

Au micro de RTL, Olivier Véran a expliqué de son côté que « six milliards d’euros, c’est considérable : c’est 40 fois plus que les revalorisations annuelles des salaires à l’hôpital opérées par le précédent gouvernement ».

« Bien sûr, on vient de loin et c’est pour ça que cet effort est colossal : c’est le plus gros effort jamais réalisé pour le secteur de la santé. On va se revoir, signe qu’on discute », a souligné le ministre de la Santé à propos des négociations avec les partenaires sociaux.