Déconfinement : Pour Sibeth Ndiaye, des communes ont surinterprété le protocole sanitaire et freiné l’ouverture des écoles

POINT TROP N'EN FAUT La porte-parole du gouvernement pense qu’on pourrait dès maintenant avoir plus d’enfants en classe

20 Minutes avec AFP

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Sibeth Ndiaye est la porte-parole du gouvernement depuis le printemps 2019.
Sibeth Ndiaye est la porte-parole du gouvernement depuis le printemps 2019. — Christophe Ena/AP/SIPA

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a estimé vendredi que « certaines mairies ont surinterprété le protocole sanitaire » et freinent ainsi le retour à l’école des élèves dans la phase II du déconfinement. « Vous avez des endroits où vous avez des classes avec cinq élèves, avec dix élèves, alors que nous savons que nous pouvons aller jusqu’à la quinzaine », a souligné la secrétaire d’Etat au micro de Sud Radio.

« Ce que nous souhaitons c’est que les mairies qui n’ont pas encore ouvert leurs écoles puissent le faire le plus rapidement possible », a ajouté Sibeth Ndiaye. « Nous souhaitons que le maximum d’enseignants puissent être présents » en classe, a-t-elle précisé, tout en ajoutant qu'« évidemment, il faut aussi que leur sécurité sanitaire soit garantie ». Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a dit jeudi espérer que le protocole sanitaire qui encadre l’accueil des élèves dans les écoles pourra être assoupli « bientôt ».

« La temporalité du virus n’est pas celle de la politique »

Sibeth Ndiaye s’est également « étonnée » de la demande d’Anne Hidalgo, la maire PS de Paris, à « passer au vert » dans la capitale. « Ce n’est pas moi et ce n’est pas Mme Hidalgo qui allons décider du basculement de la région Île-de-France du orange au vert, ce sont les indicateurs sanitaires et eux seuls », a-t-elle asséné, en soulignant que même si « on a de l’impatience quand on fait de la politique », « la temporalité du virus n’est pas celle de la politique ».

« On refera le point avant la date limite du 22 juin » pour un éventuel assouplissement du déconfinement, a-t-elle rappelé. Interrogée sur une prolongation de l’état d’urgence sanitaire au-delà du 10 juillet, elle a répondu que nous « devons l’envisager forcément mais nous ne le déciderons que compte tenu des projections, des modélisations que nous aurons sur la situation sanitaire ».