Coronavirus : Une nouvelle enveloppe de 100 millions d’euros pour les hôpitaux

BUDGET Il s’agit de compenser les surcoûts liés à la prise en charge des patients Covid

20 Minutes avec AFP

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Le personnel de l'hôpital Robert Debré manifeste contre ses conditions de travail, le 21 mai 2020
Le personnel de l'hôpital Robert Debré manifeste contre ses conditions de travail, le 21 mai 2020 — Remon Haazen/REX/SIPA

Les hôpitaux et cliniques vont bénéficier d’une nouvelle aide face à la crise, a annoncé ce mardi le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Santé,  Adrien Taquet. « Une première enveloppe nationale de 377 millions a été allouée en avril pour compenser les surcoûts liés à la prise en charge des patients Covid », a-t-il rappelé lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

Cette première rallonge budgétaire, calculée sur la base des données d’activité du mois de mars, sera complétée par une seconde enveloppe « de 100 millions d’euros », « allouée prochainement aux établissements », a ajouté le secrétaire d’Etat. Selon Adrien Taquet, cet argent « viendra renforcer et compléter les dotations allouées pour les territoires qui ont été les plus touchés par le Covid (…), et cela pour tous les secteurs d’hospitalisation, qu’ils soient publics ou privés ». Ces enveloppes budgétaires s’ajoutent aux 84,4 milliards d’euros de dépenses hospitalières votées pour 2020, selon le ministère.

Des coûts et des pertes de recettes

« Je rappelle aussi qu’une garantie de financement a été mise en place depuis mars pour tous les établissements de santé, afin de sécuriser leur trésorerie et leurs recettes d’activité qui ont pu être en baisse », a souligné Adrien Taquet. La Fédération hospitalière de France (FHF) avait évalué fin avril entre 600 et 900 millions d’euros les surcoûts liés à la crise du coronavirus pour les hôpitaux publics.

En cause : les investissements nécessaires pour équiper des lits en réanimation, acheter du matériel de protection, des tests, des médicaments, ou encore payer les heures supplémentaires des personnels soignants et les personnels venus en renfort. A ces surcoûts sont venues s’ajouter des pertes de recettes importantes, liées aux déprogrammations d’interventions et à la baisse de fréquentation des patients pour les pathologies autres que le coronavirus.