Coronavirus dans le Morbihan : Près de 10% de la population contaminée par le virus

SANTE Une grande enquête sérologique a été menée dans le département où s’est développé l’un des premiers foyers épidémiques

Jérôme Gicquel

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Une femme et ses deux enfants marchent dans une rue de Crac'h (Morbihan), commune touchée par le coronavirus où les écoles sont fermées.
Une femme et ses deux enfants marchent dans une rue de Crac'h (Morbihan), commune touchée par le coronavirus où les écoles sont fermées. — C. Allain / 20 Minutes

C’est l’un des premiers départements en France à avoir été touché par le Covid-19 avec un foyer épidémique qui s’est développé début mars dans les communes de Crac’h, d’Auray et de Carnac. Trois mois plus tard, on en sait plus sur la propagation du virus dans le Morbihan avec la publication des résultats d’une enquête rétrospective sérologique menée début mai auprès d’un échantillon de 1.252 personnes.

Selon cette étude, pilotée par la société Open Health, 9,7 % de la population du département aurait été en contact avec le coronavirus, soit un peu plus de 70.000 habitants. Les résultats ont été transmis au Conseil Scientifique qui a recommandé des analyses complémentaires « qui seront réalisées prochainement », indique le conseil départemental du Morbihan dans un communiqué.

Le virus a plus circulé mais moins tué qu’au niveau national

En attendant, la collectivité tire déjà quelques conclusions sur la circulation de l’épidémie sur son territoire. « Le constat s’impose d’une prévalence de la maladie sensiblement plus élevée que ne l’indiquent les modélisations diffusées par le ministère de la Santé et donc d’une létalité plus faible », souligne le conseil départemental.

« Ceci démontre aussi une circulation passée du virus importante au sein de la population du Morbihan, toutes zones confondues, bien au-delà des cas sévères hospitalisés, ou cas positifs testés remontés par l’ARS, et suggère un taux significatif de cas asymptomatiques ou pauci-symptomatiques », poursuit le communiqué.

Président du conseil départemental du Morbihan, François Goulard souhaite désormais que cette étude soit réalisée à l’échelle nationale « afin de suivre, en temps réel comme de façon rétrospective, la diffusion de l’épidémie et de mieux fonder les mesures de prophylaxie ».