Coupes menstruelles : La DGCCRF alerte sur les dangers en cas de mauvaise utilisation

SANTE DES FEMMES Un tiers des « cups » contrôlées ne mentionnent pas le risque de choc toxique et près de la moitié indiquent une durée d’utilisation supérieure à celle recommandées par les autorités sanitaires

20 Minutes avec agence
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Image d'illustration d'une coupe menstruelle.
Image d'illustration d'une coupe menstruelle. — Pixabay/PatriciaMoraleda

Les coupes menstruelles font l’objet d’un message d'alerte​ publié ce jeudi par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ( DGCCRF). L’organisme a réalisé en 2019 une série de contrôles sur les produits d’hygiène féminine et s’est particulièrement intéressé aux « cups ». Sur son site, la DGCCRF évoque « un risque grave de choc toxique » lié à un défaut d’information des consommatrices.

Après avoir étudié les produits de 26 producteurs de coupes menstruelles, la DGCCRF estime que « l’information des utilisatrices est disparate d’une marque à l’autre et est rarement conforme à l’intégralité des recommandations préconisées ». Il est en effet rappelé que « les fabricants doivent […] apporter une information claire et lisible aux utilisatrices pour leur permettre d’utiliser leurs coupes menstruelles en toute sécurité ».

Problèmes dans les temps indiqués

Or, sur les emballages des références analysées, « le temps de port indiqué varie beaucoup (de 4 h à 12 h), l’utilisation de nuit est presque toujours indiquée comme possible, voire recommandée, indique le rapport. Certaines marques prennent en compte le risque lié au syndrome de choc toxique, d’autres en revanche nient ce risque et affirment que les coupes sont sans danger et n’ont jamais été associées à ce risque ».

Ainsi, un tiers des coupes menstruelles ne mentionnent pas le risque de choc toxique. Presque la moitié évoquent par ailleurs la possibilité de porter le dispositif pendant plus de 10 heures. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) estime pourtant que la durée d’utilisation ne doit pas dépasser 8 heures.

Constatations prises en compte par les fabricants

La DGCCRF rapporte cependant que les constatations effectuées pendant les contrôles ont été prises en compte par de nombreux fabricants. Ces derniers ont pris conscience de « l’importance de donner une information claire et complète aux utilisatrices […] parfois avant même qu’un avertissement n’ait été envoyé aux professionnels ».

L'« enquête n’a pas mis en évidence de migration de substances chimiques sur les produits analysés », assure enfin la DGCCRF.