« Ségur de la santé » : Edouard Philippe confirme un « investissement massif » pour soutenir les hôpitaux

PLAN HOPITAL Ce lundi marquait le début du « Ségur de la santé », les négociations sur un vaste plan de relance de l’hôpital public français qui doivent durer jusqu’en juillet

J.-L.D. avec AFP

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Edouard Philippe, Premier ministre de la France
Edouard Philippe, Premier ministre de la France — Michel Euler/AP/SIPA

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a assuré ce lundi que l’Etat allait investir « massivement » dans le secteur hospitalier, jugeant nécessaire d'« accélérer les projets » portés par les hôpitaux et de les accompagner « dans leurs démarches de désendettement ».

Dans le cadre du dernier «plan hôpital», « nous avions annoncé la reprise d’un tiers de la dette des hôpitaux publics, soit 10 milliards d’euros, ainsi que le lancement d’un plan d’aide à l’investissement de proximité de 150 millions d’euros par an », a rappelé Edouard Philippe.

Un plan à la fois pour les hôpitaux et pour les Ehpad

« Il faut aller plus loin », a estimé le chef du gouvernement, en donnant le coup d’envoi du « Ségur de la santé ». « Nous lancerons donc un vaste plan d’aide à l’investissement qui viendra compléter cette reprise massive de dette », a-t-il poursuivi.

Emmanuel Macron avait promis lors d’une visite à l’hôpital de Mulhouse le 25 mars « un plan massif d’investissement » pour l’hôpital à l’issue de la crise du coronavirus. Selon le ministre de la Santé, Olivier Véran, ce plan concernera à la fois les hôpitaux et les Ehpad.

Des investissements sans chiffres

Face aux quelque 300 participants réunis ce lundi en visioconférence pour le lancement du « Ségur de la santé », Edouard Philippe n’a pas précisé le niveau auquel l’Etat souhaite porter les investissements. Il a en revanche jugé nécessaire de les « réorienter ».

« Une partie de ce programme doit être dédiée aux investissements au niveau des territoires, pour accélérer les coopérations entre la ville, l’hôpital, le médico-social et entre le public et le privé », a jugé le Premier ministre.

« Accompagner les hôpitaux dans leurs démarches de désendettement »

L’objectif n’est « certainement pas » de « se lancer dans une course effrénée à la construction de nouveaux bâtiments, comme cela a pu être le cas dans le passé », mais d'« accélérer les projets » et d'« accompagner les hôpitaux dans leurs démarches de désendettement », a-t-il détaillé.

La dette des hôpitaux publics français atteint aujourd’hui près de 30 milliards d’euros. Dans le cadre du « plan hôpital » décidé à l’automne 2019, le gouvernement avait annoncé une reprise de dette de l’ordre de 10 milliards d’euros sur trois ans. Lors du conseil des ministres mercredi dernier, Olivier Véran a évoqué pour sa part un « effort de 13 milliards d’euros », sans préciser ce que ce chiffre recoupait.