Coronavirus : Les pédiatres livrent leurs recommandations pour un retour à l’école optimal des enfants

MEDECINS Alors que les inquiétudes et doutes entourent la reprise de l'école pour certains enfants dès le 11 mai, plusieurs associations de pédiatres estiment que le retour à l'école est souhaitable, sous certaines conditions

O. G. avec AFP

— 

Illustration d'un enfant portant un masque chirurgical.
Illustration d'un enfant portant un masque chirurgical. — Frederic DIDES/SIPA

Reprendre le chemin de l’école le 11 mai malgré le coronavirus et une éventuelle deuxième vague de contaminations, trop précoce ? Pas pour les associations de pédiatres, favorables à la reprise des enfants à partir du 11 mai, à condition de respecter des mesures barrières adaptées selon les âges.

Le masque, seulement pour les adolescents

Dans un communiqué commun, l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA) et le Groupe de pathologie infectieuse pédiatrique (GPIP) assurent que « le port d’un masque dans les crèches, les écoles maternelles et primaires pour les enfants sans pathologie sous-jacente grave n’est ni nécessaire, ni souhaitable, ni raisonnable ». « En revanche, le port de masque pour les adolescents ainsi que pour les adultes en charge d’enfants peut être envisagé », jugent-elles.

« Les données pédiatriques disponibles sont rassurantes : depuis le début de l’épidémie en Europe, peu d’enfants ont été touchés et les formes sévères ont été exceptionnelles », poursuivent ces instances, selon lesquelles « ce virus et cette maladie épargnent en grande partie les enfants ». « Les facteurs de division du risque par rapport aux adultes sont de l’ordre de 1/10.000 pour les décès, de 1/1.000 pour les formes graves, 1/100 pour les hospitalisations », poursuivent-elles.

En outre, « contrairement aux situations observées avec de nombreux virus respiratoires, les enfants sont moins souvent porteurs du Sars-Cov-2 que l’adulte ». « Les données disponibles sur la contagiosité des enfants entre eux et vers les adultes sont rassurantes, en particulier en ce qui concerne les jeunes enfants », concluent ces instances.

Que faire pour les enfants atteints de maladies chroniques ?

Le retour à l’école des enfants atteints de maladies chroniques doit lui aussi être « favorisé », estiment dans un communiqué distinct la Société française de pédiatrie (SFP) et d’autres sociétés de spécialités pédiatriques. « Différer ce retour apparaît sans avantage pour la prise en charge de leur maladie » et « la poursuite d’une scolarisation à domicile ne peut concerner que quelques cas particuliers, sur avis du médecin référent », selon elles.

Pour autant, ces enfants « doivent bénéficier de protections renforcées lors du retour en milieu scolaire », en appliquant « avec une vigilance particulière » les « mesures barrières et les mesures d’hygiène recommandées pour l’ensemble des enfants ». En revanche, les spécialistes assurent que « les enfants en situation de grande vulnérabilité du fait de pathologies rares et graves nécessitent des mesures particulières à discuter au cas par cas en lien avec l’équipe médicale qui les suit ».