Coronavirus : Les cellules nasales qui pourraient « expliquer le taux de transmission élevé » du virus identifiées

COVID-19 Un réseau de chercheurs international pointe les cellules « caliciformes et multiciliées » comme portes d’entrée

Fabien Binacchi

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Illustration d'un nez.
Illustration d'un nez. — engin akyurt

Pourquoi le nouveau coronavirus est-il si contagieux ? Un consortium international de chercheurs, dont ceux du CHU de Nice, a vraisemblablement trouvé la réponse dans le nez des patients. « Deux types de cellules nasales ont été identifiés comme des points d’infection initiaux probables » et cela « pourrait aider à expliquer le taux de transmission élevé » du virus, indique l’université Côte d’Azur ce jeudi.

La découverte, publiée dans la revue Nature Medicine, a permis de mettre en avant « les cellules caliciformes et multiciliées du nez », qui expriment « des niveaux élevés des protéines d’entrée que le SRAS-CoV-2 utilise pour pénétrer dans nos cellules ».

Egalement dans l’œil et dans l’intestin

Identifier ces portes d’entrée « nous aide à réfléchir aux raisons pour lesquelles un virus peut être facilement transmis entre les personnes », pointe le Dr Sylvie Leroy. « Ce premier travail permet d’orienter les chercheurs vers les bonnes cellules et les tissus à étudier », précise la spécialiste, pneumologue au CHU de Nice.

ACE2 et TMPRSS2, les protéines en cause, ont aussi été trouvées dans des cellules de la cornée et de l’intestin, suggérant d’autres voies d’infection possibles, précise l’université.

Des chercheurs de l’Institut Sanger, au Royaume-Uni, du Centre médical universitaire de Groningue, au Pays-Bas, et de l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire de Sophia-Antipolis ont aussi été mobilisés dans le cadre du consortium Human Cell Atlas (HCA) dont l’objectif est de fournir un atlas des cellules du corps humain.