Coronavirus : Les masques commandés en Chine seront livrés d’ici la fin du mois de juin

MATERIEL La France a commandé près de deux milliards de masques à la Chine

20 Minutes avec AFP

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Un avion livre des masques en provenance de Chine dans l'Est de la France, le 30 mars 2020.
Un avion livre des masques en provenance de Chine dans l'Est de la France, le 30 mars 2020. — AFP

Les milliards de masques commandés en Chine par la France, pour faire face à l’épidémie de coronavirus, vont être livrés progressivement par plusieurs vols d’ici la fin du mois de juin, a annoncé Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, sur BFMTV, lundi.

« Le pont aérien que nous avons mis en place se déroule et les masques commandés arriveront (par) toute une série de vols qui vont s’échelonner d’ici la fin du mois de juin », a-t-il expliqué.

« La Chine est l’atelier du monde pour les masques »

La France poursuit ses efforts pour s’approvisionner en masques, un bien désormais convoité par l’ensemble de la planète, et ses commandes auprès de fabricants en Chine atteignent désormais près de deux milliards d’exemplaires, a assuré samedi le ministre de la Santé Olivier Véran.

La compétition pour l’achat de masques est de plus en plus impitoyable. Des Américains ont surenchéri sur des acheteurs français sur le tarmac d’un aéroport chinois, des Tchèques ont saisi des cartons à destination d’autres pays. « Aujourd’hui la Chine est l’atelier du monde pour les masques et le rôle de la diplomatie française c’est d’être le porte-parole, l’acteur sur le terrain des commandes qu’organise le ministère de la santé », a relevé Jean-Yves Le Drian.

Des leçons à tirer de la crise sanitaire

« Je suis d’une certaine manière le courtier d’Olivier Véran. Je fais en sorte qu’on identifie les entreprises chinoises sur leur honorabilité, sur la qualité de la prestation, sur la sécurité de l’approvisionnement et toutes nos équipes (…) sont mobilisées pour que les masques arrivent bien », a-t-il expliqué. Jean-Yves Le Drian espère que des leçons seront tirées de la crise au plan international et que le monde « ne repartira pas comme avant ».

« Cette pandémie doit permettre un sursaut, doit permettre de revisiter, de refonder la relation que les Etats ont entre eux face à de nouveaux dangers, de nouvelles menaces, de nouveaux enjeux, de nouveaux défis que sont les biens publics mondiaux, au cœur desquels il y a la santé et le climat », a-t-il dit. « Ce qu’il faut éviter c’est qu’après la crise on considère que nous avons vécu une parenthèse, on soit victime d’amnésie et que tout repart comme avant », a-t-il insisté.