Coronavirus en Bretagne : L'armée passe un contrat avec la société qui a lancé un test de dépistage « ultrarapide »

SANTE Basée à Guipry près de Rennes, l’entreprise NG Biotech a remporté l’appel à projets lancé par l’Agence de l’innovation de défense

Jérôme Gicquel

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Le test est réalisé à partir d'une simple goutte de sang prélevée au bout du doigt du patient.
Le test est réalisé à partir d'une simple goutte de sang prélevée au bout du doigt du patient. — @karlphotographer.com
  • La société bretonne NG Biotech a annoncé le lancement d’un test de dépistage rapide du coronavirus à partir d’une simple goutte de sang.
  • Elle prévoit des premières livraisons dans les deux ou trois prochaines semaines et se dit prête à fabriquer 500.000 tests dès le mois de mai.
  • L’entreprise vient de décrocher un contrat avec la Direction générale de l’armement pour un montant d’un million d’euros.

Avec son test de dépistage rapide du coronavirus à partir d’une simple goutte de sang, la société bretonne NG Biotech a tapé dans l’œil du ministère des Armées. Basée à Guipry près de Rennes, l’entreprise de biotechnologies vient de remporter l’appel à projets contre le Covid-19 lancé mi-mars par l’Agence de l’innovation de défense. A la clé, un contrat pour un montant d’un million d’euros qui vient de lui être notifié par la Direction générale de l’armement pour « lui permettre de lancer très rapidement la production de ces nouveaux kits de dépistage », indique le ministère des Armées dans un communiqué.

Le contrat passé « inclut aussi le développement d’un second type de kit de détection directe du virus, dans la salive ou par échantillon nasal et la sécurisation d’une filière de réactifs de base nationale », poursuit le ministère.

Les premières livraisons attendues mi-avril

Lancée dans une course contre-la-montre, NG Biotech a annoncé la semaine dernière le lancement commercial de son test sérologique « ultrarapide ». Ce test tout-en-un et à usage unique doit permettre de détecter la présence d’anticorps spécifiques au Covid-19 et d’indiquer si le patient est ou a été en contact avec le virus. Il suffit pour cela d’une seule goutte de sang prélevée au bout du doigt à l’aide d’un auto-piqueur. « Le test se lit ensuite comme pour un test de grossesse avec un résultat qui est connu en seulement 15 minutes », avait alors indiqué à 20 Minutes Milovan Stankov Pugès, PDG de la société.

Grâce à ce coup de pouce financier de l’armée, NG Biotech va pouvoir lancer sa production massive de tests avec des premières livraisons attendues entre la deuxième et la troisième semaine d’avril. « Nous prévoyons de fabriquer 500.000 tests en mai, 800.000 en juin et un million en juillet », a souligné l’entrepreneur, précisant que les tests de sa société seront dans un premier temps réservés aux professionnels de santé en France.

La région Bretagne apporte aussi son aide

Présent ce lundi matin dans les locaux de la société NG Biotech, le président de la région Bretagne Loïg Chesnais-Girard s’est également engagé à soutenir l’entreprise pour « permettre l’industrialisation de ces kits par prélèvements sanguins » et « les rendre disponibles au plus grand nombre ». Outre l’achat de tests, la région Bretagne va également verser une aide directe de 250.000 euros à la société de Guipry. Une quinzaine de sites industriels ont également été identifiés afin de fournir « un appui à l’industrialisation » et permettre la production à grande échelle de ces kits.