Coronavirus à Calais : Deux migrants testés positifs au Covid-19 placés à l’isolement

ÉPIDÉMIE A quelques jours d’une importante opération de « mise à l’abri », deux migrants ont été reconnus infectés par le coronavirus

20 Minutes avec AFP

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Dans un camp de migrants et migrantes, à Calais (illustration).
Dans un camp de migrants et migrantes, à Calais (illustration). — Phil Harris/SIPA
  • Deux migrants de Calais infectés par le coronavirus.
  • Ils ont été placés à l’isolement dans un dispositif spécifique.
  • Une importante opération de « mise à l’abri » doit intervenir bientôt à Calais.

Deux migrants de Calais ont été testés positifs au coronavirus et placés à l’isolement a-t-on appris, mercredi, auprès de la préfecture du Pas-de-Calais. Une « importante opération » de mise à l’abri doit par ailleurs intervenir prochainement.

« Deux cas de covid 19 ont été identifiés au sein de la population migrante. Les personnes concernées ont été aussitôt prises en charge dans des appartements dédiés où elles sont suivies et placées en isolement », a affirmé la préfecture.

Une vingtaine de places pour les migrants infectés par le coronavirus

« D’une manière plus générale, les services de l’Etat ont réservé une vingtaine de places dites de desserrement pour prendre en charge les personnes migrantes qui seraient infectées, en lien étroit avec la Pass (Permanence d’accès aux soins de santé) », a-t-elle précisé.

En outre, « les services de l’Etat finalisent une importante opération de mise à l’abri des migrants » qui doit intervenir dans les jours à venir. « Plusieurs sites ont été identifiés dans le département pour servir de centres d’hébergement : centres de vacances, hôtels libres du fait de la crise sanitaire, équipements sportifs avec hébergement, structures sanitaires disposant de capacités », a-t-elle indiqué.

Les associations satisfaites mais qui restent attentives

Dans une lettre ouverte, adressée jeudi aux préfets du Nord et du Pas-de-Calais, les associations ont salué « l’ouverture de dispositifs d’hébergement sur le littoral à destination des personnes exilées », mais s’inquiétaient des « modalités de cette évacuation et de l’hébergement » déployé.

Elles demandaient ainsi notamment une information « fiable », « complète » et « dans une langue comprise par les personnes exilées en amont de l’évacuation » et des départs « basés sur le volontariat et non sur la contrainte ».

Les associations demandaient aussi « l’arrêt des expulsions de campements » dans lesquels un millier des personnes (600 à 650 selon la préfecture) vivraient actuellement à Calais dans l’espoir de rejoindre l’Angleterre.