Coronavirus : Le masque de plongée de Decathlon utilisé comme protection ou respirateur, l’enseigne reste prudente

PANDEMIE Le masque intégral d’exploration sous-marine n’a pas été conçu pour protéger du coronavirus, alerte l’enseigne qui collabore cependant avec des spécialistes afin de faciliter leurs recherches

20 Minutes avec agence

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Le magasin Decathlon de Saint-Herblain-Atlantis, près de Nantes.
Le magasin Decathlon de Saint-Herblain-Atlantis, près de Nantes. — F.Brenon/20Minutes

Decathlon a rappelé ce mardi que son masque intégral d’exploration sous-marine EasyBreath ne constituait pas une barrière efficace contre le coronavirus. Le produit de la grande enseigne a en effet été présenté par des internautes de plusieurs pays comme une alternative aux masques de protection, explique BFM TV. L’information a été abondamment relayée face à la pénurie de ces accessoires de lutte contre la propagation du Covid-19.

« Le masque Easybreath (…) n’a pas été conçu pour cet usage », a affirmé Decathlon dans un communiqué. « L’enseigne recommande ainsi de ne pas modifier le masque par soi-même ; cela pourrait impacter son fonctionnement, notamment concernant les flux d’air ».

Une application en Italie

Le groupe indique cependant avoir accepté de collaborer aux recherches de « certains centres de recherche en France, comme à l’étranger ». Il a ainsi annoncé avoir transmis « le plan 3D du masque Easybreath (…) dans le but de réaliser des tests et ainsi voir si le produit peut – ou non – être adapté ». Une porte-parole de l’enseigne a cependant expliqué à BFM TV que « si c’était le cas, il faudrait encore l’autorisation des autorités sanitaires pour l’utiliser ».

La société italienne Isinnova assure de son côté avoir utilisé avec succès dans un hôpital du pays une méthode consistant à relier le masque à un appareil d’aide respiratoire. Les spécialistes ont pour cela imprimé une valve en 3D. Le prototype n’a reçu aucune autorisation ou certification officielle, rappellent ses créateurs.