VIDEO. Coronavirus : Le confinement, un « danger » pour la santé mentale ?

ENFERMES Seul, en couple, à la campagne ou dans un studio de 15 m² : le confinement à domicile ne se vit pas pareil pour tout le monde

Emilie Petit

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Le confinement, un «danger» pour la santé mentale ? — 20 Minutes

Une petite semaine, et pourtant, déjà l’impression que cela fait des mois. Le confinement, instauré au minimum pour quinze jours, le 16 mars, par le président de la République, ne plaît pas à tout le monde. Si certains s’y font sans problème (ou presque), en attestent les concerts live, jeux et autres initiatives solidaires lancées sur les réseaux en moins d’une semaine, d’autres semblent difficilement supporter l’isolement. A l’image de ces multiples coureurs du dimanche, quotidiennement lynchés sur la toile.

Car, vivre confiné seul, à deux, avec ses enfants, dans un 15 m², en ville ou à la campagne, ne présente pas les mêmes inconvénients. Ni les mêmes conséquences. « En fait, la façon dont on va vivre le confinement dépend beaucoup de la situation matérielle dans laquelle on se trouve, à la fois physique et économique », analyse pour 20 Minutes Viviane Kovess, psychiatre et épidémiologiste à l’Université Paris V. Pour la chercheuse, les circonstances qui entourent ce confinement sont primordiales.

« Il ne s’agit pas d’un enfermement définitif »

Pour autant, Viviane Kovess l’assure : « je ne crois pas que le confinement présente un danger pour la santé mentale. Là, nous en connaissons la durée. Il ne s’agit pas d’un enfermement définitif. C’est quand même très différent ! ».

Alors, en attendant le déconfinement général en France, comment tromper l’ennui, l’impression d’isolement ou l’anxiété ? « En s’organisant, conseille la psychiatre. Mettre en place un emploi du temps permet d’instaurer une routine ». Et de retrouver des repères. Les nostalgiques du bon vieux « métro-boulot-dodo » savent désormais quoi faire.