Coronavirus : La contrefaçon de médicaments et de produits en lien avec la pandémie explose

TRAFIC Des gels hydroalcooliques de mauvaise qualité, des masques contrefaits et des antiviraux actuellement non autorisés ont été saisis lors d’une opération menée dans 90 pays

20 Minutes avec AFP

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Illustration de masques de protection / Coronavirus
Illustration de masques de protection / Coronavirus — RAPHAEL BLOCH/SIPA

La contrefaçon de produits et de médicaments en lien avec la pandémie de Covid-19 va croissant, alerte ce jeudi Interpol au terme d’une opération de lutte contre la criminalité organisée dans le domaine sanitaire.

« L’irruption du coronavirus donne l’occasion de gagner de l’argent rapidement, les bandes criminelles tirant bénéfice d’une forte demande pour les produits d’hygiène et de protection personnelle », relève l’organisation de coopération policière internationale, basée à Lyon, dans un communiqué.

Masques contrefaits, gels hydroalcooliques de mauvaise qualité

La 13e édition de son opération annuelle de lutte contre le commerce en ligne de produits médicaux contrefaits, baptisée Pangée, a été menée dans 90 pays du 3 au 10 mars. Elle a permis d’arrêter 121 personnes et de saisir pour 14 millions de dollars de produits potentiellement dangereux, parmi lesquels des masques de protection respiratoire contrefaits, des gels hydroalcooliques de mauvaise qualité et des antiviraux actuellement non autorisés contre le coronavirus comme la chloroquine.

Environ 2.000 bannières publicitaires en lien avec le Covid-19 ont été recensées sur Internet, proposant principalement des masques contrefaits et de mauvaise qualité. Plus de 34.000 d'entre eux ont été saisis, aux côtés de « corona-pulvérisateurs », de « packs anti-coronavirus » et autres pseudo-médicaments.

« Les bandes criminelles ne reculeront devant rien pour faire de l’argent »

« Une fois encore, l’opération Pangée prouve que les bandes criminelles ne reculeront devant rien pour faire de l’argent. Le commerce illégal de tels produits en période de crise sanitaire montre qu’elles n’ont en réalité que faire du bien-être des gens, ni de leurs vies », estime Jürgen Stock, secrétaire général d’Interpol, cité dans le communiqué.