Coronavirus : Il n’y a « aucune preuve » que les animaux puissent transmettre le virus, selon l’Anses

INFECTION Le passage du Covid-19 « de l’être humain vers une autre espèce animale semble actuellement peu probable », estime l’Agence nationale de sécurité sanitaire

20 Minutes avec agences

— 

Image d'illustration d'un chien.
Image d'illustration d'un chien. — Pixabay

Il n’existe « aucune preuve » que les animaux puissent transmettre le coronavirus, a indiqué ce mercredi l’Agence nationale de sécurité sanitaire ( Anses). Le cas d’un chien, testé « faiblement positif » au virus à Hong Kong fin février alors que son maître était contaminé, avait soulevé des questions sur les infections entre humain et animal.

Pas de passation humain-animal probable

L’Anses a réuni en urgence un groupe d’experts pour se pencher sur cette question et celle d’une contamination par ingestion de viande. Résultat : « il n’existe aucune preuve que les animaux de compagnie et d’élevage jouent un rôle dans la propagation du virus ». Même si le coronavirus est sans doute né chez une chauve-souris, son passage « de l’être humain vers une autre espèce animale semble actuellement peu probable », estime l’Anses.

Les experts notent qu’aucun virus du même groupe que le Covid-19 n’a jamais été détecté chez un animal domestique. Chez certaines espèces, le récepteur auquel s’attache le virus est présent. Mais cette présence n’est pas suffisante pour permettre la réplication du virus.

Manger de la viande n’est pas dangereux

Selon l’Anses, la détection du virus dans les cavités nasales et orales du chien hongkongais n’est pas une preuve de l’infection de l’animal. L’agence évoque la possibilité d’une « contamination passive », et appelle à réaliser des études complémentaires sur ce point.

Les conclusions excluent donc la contamination d’un animal d’élevage et par conséquent celle via la consommation de viande. Pour les experts, la seule voie possible d’infection des aliments est leur manipulation par une personne malade. En l’état actuel des connaissances, la contamination par voie digestive est écartée mais une infection des voies respiratoires lors de la mastication « ne peut être exclue ».

L’Anses plaide donc pour des bonnes pratiques d’hygiène en toutes circonstances. L’organisme sanitaire note qu’une cuisson à 63 °C pendant quatre minutes permet de diviser par 10.000 le risque de contamination d’un produit alimentaire.