Pollution de l’air : Les particules fines et l’ozone tueraient plus que le Sida ou le tabagisme

ESPÉRANCE DE VIE La présence d’ozone et de particules fines dans l’air est responsable de deux tiers des morts prématurées dans le monde, affirment des chercheurs

20 Minutes avec agence

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Illustration d'un épisode de pollution de l'air.
Illustration d'un épisode de pollution de l'air. — Olivier Coret / SIPA

La pollution de l’air ferait baisser l’espérance de vie de tous les habitants de la planète de 2,9 années en moyenne. En 2015, les particules fines et l’ozone ont tué 8,8 millions de personnes dans le monde, selon une étude publiée ce mardi dans la revue scientifique Cardiovascular Research.

Les dégâts sont plus importants que ceux causés par le Sida, les guerres, ou des maladies épidémiques, affirment les chercheurs. « Deux tiers des morts prématurées sont attribuables à la pollution de l’air humaine, principalement du fait des carburants fossiles », estime Thomas Münzel, coauteur de l’étude, cité par le HuffPost.

Un fléau plus grave que le tabac

La différence est due aux nouveaux modes de calculs et modèles mathématiques utilisés dans les études les plus récentes. Ici, les chercheurs ont rassemblé et étudié les résultats de dizaines de travaux menés dans le monde entier. Selon eux, l’impact de la pollution de l’air sur la santé est supérieur à celui du tabagisme, qui coûte « seulement » 2,2 années d’espérance de vie en moyenne.

Les effets de la pollution sur la durée de vie seraient aussi deux fois plus importants que ce à quoi les chercheurs s’attendaient. « Etant donné que l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé publique est plus important que prévu, […] nous pensons que ces résultats démontrent qu’il existe une 'pandémie de la pollution de l’air' », explique Thomas Münzel.