Coronavirus : 70 nouveaux hôpitaux vont « être activés » pour faire face à une éventuelle propagation annonce le ministre de la Santé

EPIDEMIE Le nouveau ministre de la Santé souhaite que « tous les départements de métropole » disposent « d’au moins un centre hospitalier capable d’accueillir les malades » éventuels du coronavirus

20 Minutes avec AFP

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Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé l'activation de 70 hôpitaux supplémentaires pour faire face au coronavirus.
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé l'activation de 70 hôpitaux supplémentaires pour faire face au coronavirus. — Alfonso Jimenez/REX/SIPA

La France renforce son dispositif de prise en charge. Ainsi, quelque 70 hôpitaux supplémentaires vont être « activés » pour faire face à une éventuelle propagation du coronavirus, afin d’avoir au moins un établissement par département en métropole, a indiqué dimanche le ministre de la Santé Olivier Véran.

« Pour accueillir les éventuels malades nous disposions jusqu’à présent de 38 établissements de santé essentiellement les CHU. J’ai décidé en accord avec le Premier ministre que 70 établissements sièges d’un Samu seront activés dès demain pour augmenter nos capacités de réponse si c’était nécessaire », a déclaré le ministre lors d’un point presse après une réunion d’urgence de ministres autour d'Edouard Philippe à Matignon.

Un entretien avec les ministres de l’UE

« Tous les départements de métropole disposeront d’au moins un centre hospitalier capable d’accueillir les malades et de les prendre en charge du début à la fin », a-t-il déclaré. « Nous agissons vite, nous agissons fort pour faire face à la menace épidémique (…) et nous prenons toutes les mesures qui sont nécessaires pour assurer la sécurité des Français », a insisté le ministre, en soulignant la « situation très évolutive » de l’épidémie avec l’apparition de nouveaux foyers d’infection hors de Chine, et notamment en Italie voisine.

Il a précisé s’être entretenu avec ses homologues italien et allemand. « Nous avons convenu d’un prochain entretien réunissant plusieurs ministres de la Santé de l'Union européenne probablement la semaine prochaine pour aborder ensemble comment faire face au risque épidémique », a indiqué le ministre. Il a par contre estimé qu’une fermeture de la frontière avec l’Italie « n’aurait pas de sens », interrogé un peu plus tard au journal de 20 heures de France 2.

Suivi de la situation heure par heure

« Ça n’aurait pas de sens parce qu’un virus ne s’arrête pas aux frontières », a déclaré le ministre, soulignant qu’il « n’y a pas à proprement parler d’épidémie en Italie » puisque les autorités ont au contraire pris des mesures, notamment de confinement, « pour éviter qu’il y ait une épidémie ».

« Nous regardons ça avec énormément d’attention et de précautions, nous sommes en train de regarder l’évolution de la situation heure par heure », a-t-il toutefois insisté.

Interrogé sur l’éventualité de mesures particulières, confinement notamment, en France M. Véran a relevé qu’il y en avait « déjà eu une traduction concrète il y a quinze jours aux Contamines-Montjoie en Haute-Savoie », lorsqu’un ressortissant britannique contaminé rentrant de Singapour avait infecté plusieurs personnes lors d’un séjour au ski.