Curage de nez, érection, perte de poids… Vous êtes votre meilleur docteur, selon le Dr Frédéric Saldmann

SANTE Le dernier ouvrage du Dr Frédéric Saldmann, « On n’est jamais mieux soigné que par soi-même », sort en librairie ce jeudi

Anissa Boumediene

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Avez-vous déjà remarqué que votre index a pile la bonne taille pour rentrer dans votre narine? Hasard ou coïncidence?
Avez-vous déjà remarqué que votre index a pile la bonne taille pour rentrer dans votre narine? Hasard ou coïncidence? — Martin Lee / Rex Featur/REX/SIPA
  • Faut-il marcher 10.000 pas par jour pour être en bonne santé ? Se décrotter le nez est-il dangereux ? L’alimentation a-t-elle un effet sur l’érection ?
  • C’est à toutes ces questions, et plus encore, que répond le Dr Frédéric Saldmann dans son dernier ouvrage, On n’est jamais mieux soigné que par soi-même (éd. Plon), en librairie ce jeudi.
  • Le cardiologue et nutritionniste y livre des conseils faciles à appliquer – 20 Minutes en a sélectionné plusieurs – afin de vivre longtemps heureux et en bonne santé.

Et si votre meilleur médecin, c’était vous ? Oui vous, même sans avoir fait quinze ans de médecine ! Tout simplement en étant à l’écoute de votre corps et en adoptant quelques bons réflexes. Dans On n'est jamais mieux soigné que par soi-même * (éd. Plon), en librairie ce jeudi, le Dr Frédéric Saldmann, cardiologue, nutritionniste et chantre du bien-vivre livre 1.001 conseils faciles à appliquer pour vivre longtemps heureux et en bonne santé (et épanoui sexuellement aussi).

Au fil des pages, il répond à toutes les questions que chacun peut se poser sans oser le demander. Faut-il vraiment marcher 10.000 pas par jour pour être en bonne santé ? Est-il dangereux de se décrotter le nez ? Peut-on parvenir à perdre du poids sans jamais le reprendre ? 20 Minutes vous dévoile quelques secrets de ce livre de chevet bon pour le corps et l’esprit.

Faut-il vraiment faire 10.000 pas par jour ?

« La pratique régulière d’un sport diminue les risques de cancers, de maladies cardiovasculaires et neurodégénératives de 40 % », rappelle le cardiologue en préambule. En marchant 10.000 pas, le compte est-il bon ? Ce chiffre tout rond ne serait qu’un argument marketing, corroboré par aucune étude scientifique à ce jour. « Des chercheurs ont travaillé sérieusement sur la question et calculé précisément la relation marche/santé », indique le Dr Saldmann dans son ouvrage. Et à partir de 4.400 pas, les effets bénéfiques sur la santé seraient déjà au rendez-vous, avec une mortalité qui chute « jusqu’à 40 % ».

Pour optimiser l’effet de cette marche d’au moins une vingtaine de minutes, le médecin prescrit d’y « insérer trois fois une minute d’effort plus soutenu », par exemple en augmentant significativement sa cadence. Un exercice qui influe « très positivement sur les capacités cardiorespiratoires et la sensibilité à l’insuline », tenant ainsi le diabète de type 2 à distance. Si on n’est pas branché marche, faire quelques brasses ou des balades à vélo fonctionne aussi.

Est-il dangereux de se curer le nez ?

C’est une passion partagée tant par les tout-petits que par les plus grands : se décrotter le nez ! A l’aise en culottes courtes, entre la sieste et le goûter, ou tranquillou au volant, surtout quand le feu passe au rouge et laisse aux conducteurs le temps de partir en exploration nasale (oui, on vous voit). Et cet exercice aurait plusieurs causes. Dans son ouvrage, le Dr Saldmann compare le fait de se curer le nez à un petit coït individuel, qui procure à ceux qui s’y livrent – et les hommes sont plus nombreux que les femmes à le faire – un plaisir, une sensation de bien-être.

« Je ne peux m’empêcher de penser à l’image du doigt qui pénètre une cavité chaude et humide, genre petit coït symbolique vite fait bien fait », commente-t-il. En plus de désobstruer les voies nasales, cela permet une respiration plus confortable. Mais se décrotter le nez ne se fait pas n’importe comment, et peut donc être (relativement) dangereux ! Pour commencer, il faut avoir les mains bien propres et ne pas avoir les ongles trop longs, pour ne pas risquer de s’y coller des microbes – comme des staphylocoques dorés, vecteurs de maladies – ou de se blesser. Enfin, et cela s’adresse tant aux enfants qu’aux plus grands, on ne mange pas le fruit de sa chasse !

Peut-on maigrir durablement, même en mangeant du gâteau au chocolat ?

Pour maigrir, c’est bien connu, on entend souvent qu’il faut manger moins, et qu’il faut manger mieux. Exit les pizzas, frites, gâteaux et sodas consommés en excès. Et vive les brocolis, poissons et farandoles de légumes vapeur. Le tout en petites portions, sans pain, ni beurre. Si la réduction de la facture calorique se fait rapidement sentir sur la balance, la frustration, elle, grimpe en flèche. Et avec elle le risque de craquage, via paquet de chips ou tablette de chocolat.

La clé de la minceur durable et sans effet yoyo serait donc de s’accorder quelques plaisirs bien dosés, pour ne pas se frustrer et activer les circuits neuronaux de la récompense, qui apportent bien-être et sensation de satiété plus rapidement. Et si on est accro au gâteau au chocolat, on peut s’en offrir et maigrir malgré tout. Mais à quelques conditions : en dégustant une petite part « en entrée » et « à la fourchette », préconise le Dr Saldmann.

Faut-il dormir sans culotte pour avoir une bonne santé intime féminine ?

Quand vient l’heure de se coucher, chaque femme a sa tenue de prédilection : pyjama en pilou pour les unes, nuisette pour les autres, et quelques gouttes de parfum délicat pour Marilyn Monroe. Quelle que soit l’option retenue, dormir sans culotte serait bon pour la santé intime des femmes. Pourquoi ? Comme la peau ou le ventre, le vagin est doté de son propre microbiote : un écosystème constitué en majorité de bonnes bactéries, les lactobacilles, qui assurent le bon équilibre avec les autres micro-organismes présents dans le secteur.

En cas de déséquilibre de la flore, d’autres bactéries jusqu’alors inoffensives peuvent proliférer et ouvrir la voie à des mycoses, vaginoses et autres infections urinaires incommodantes. Ainsi, « pour maintenir la flore vaginale, écrit le Dr Saldmann, certains spécialistes recommandent aux femmes de ne pas porter de culotte la nuit. Objectif : permettre d’aérer l’aire vaginale et la rendre moins humide ». Humidité et chaleurs étant « deux facteurs favorisant les irritations locales ».

La qualité de l’érection a-t-elle un lien avec l’alimentation ?

Si nous sommes de plus en plus nombreux à nous soucier de la qualité de notre alimentation, il semblerait que l’adage « nous sommes ce que nous mangeons » vaille aussi pour la sexualité de ces messieurs. Des chercheurs espagnols ont ainsi « mis au jour qu’une certaine quantité de noix mangée quotidiennement augmenterait les fonctions sexuelles masculines et l’intensité des orgasmes », indique le Dr Saldmann. Rien de surprenant quand on sait que plusieurs études scientifiques ont démontré que la consommation régulière de noix réduisait les risques de maladies cardiovasculaires. Or, la qualité de l’érection est directement dépendante de la qualité des artères.

Auparavant, ces mêmes chercheurs espagnols avaient déjà établi un lien entre consommation régulière de noix et qualité du sperme. Mais on ne parle pas des cacahuètes salées de l’apéro, hein ! Vous pouvez vous faire plaisir et prendre soin de vos érections en vous offrant une petite poignée quotidienne de noix (de Grenoble, de Macadamia, d’amandes ou encore de noisettes) non salées. Point bonus : c’est un en-cas sain et rassasiant en cas de fringale.

On n’est jamais mieux soigné que par soi-même, la Santé sans tabou, éditions Plon, en librairie le 30 janvier, 19,90 euros.