L’épidémie de gastro soignée, les huîtres de la baie du Mont sont consommables

PECHE Plusieurs secteurs sont touchés par un virus qui affecte la conchyliculture

C.A.

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Illustration d'ostréiculteurs dans un parc à huîtres.
Illustration d'ostréiculteurs dans un parc à huîtres. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

L’épidémie de gastro-entérite s’estompe chez les huîtres. Mercredi soir, la préfecture d’Ille-et-Vilaine a annoncé la levée de l'interdiction de ramassage des coquillages sur la partie bretonne de la baie du Mont Saint-Michel. Depuis le 3 janvier, la pêche y était prohibée, en raison «  d'une contamination des huîtres par un virus ». Ce norovirus de la gastro-entérite qui sévit dans tout le pays avait été transmis par l’homme. La semaine dernière, la zone d’Hirel avait déjà vu son interdiction de pêche être levée.

Pour justifier son choix, la préfecture évoque « le délai de vingt-huit jours qui s’applique entre la date de récolte des coquillages potentiellement liés à la dernière intoxication connue et la possible réouverture de la zone de production concernée ». Une procédure normale dans ce type d’alerte sanitaire. Cette période étant achevée et « en l’absence de nouveau signal d’alerte », la fermeture sanitaire de la pêche a été levée à compter du 16 janvier. L’ensemble de la zone continuera de faire l’objet d’un « suivi attentif » promettent les services de l’Etat.

Des ostréiculteurs très en colère

Depuis les fêtes, une grosse vingtaine de zones de production d’huîtres est concernée par des fermetures sanitaires en raison de cette contamination. En Bretagne, seul le Morbihan reste concerné par des interdictions. La semaine dernière, des ostréiculteurs en colère ont déversé leurs huîtres à Auray. Ils accusent les collectivités de ne pas investir suffisamment dans leurs solutions d’assainissement. Ils ont été reçus vendredi au ministère de l’Agriculture à Paris.

La contamination serait notamment due à des stations d’épuration défectueuses et aux fortes pluies qui se sont abattues sur le pays ces dernières semaines. Suffisant pour que l’homme contamine la mer.