Grasse : On en est où de l’épidémie de cryptosporidiose, transportée par l’eau ?

PARASITE Depuis deux mois, plus de 150 cas ont été diagnostiqués dans les Alpes-Maritimes

Fabien Binacchi

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Illustration sur l'eau du robinet.
Illustration sur l'eau du robinet. — M.LIBERT/20 MINUTES
  • Une épidémie de cryptosporidiose a démarré il y a deux mois à Grasse
  • La parasite, transportée dans le réseau d’eau potable a contaminé 155 personnes.
  • Des mesures de restriction de consommation de l’eau du robinet ont été prises.

L'arrêté préfectoral réglementant depuis le 11 décembre la consommation de l’eau du robinet ne concerne plus que sept communes, mais l’alerte est toujours d’actualité après le début d'une épidémie de cryptosporidiose, mi-novembre, dans l’ouest du département des Alpes-Maritimes.

Cette infection du tube digestif due au parasite cryptosporidium et généralement bénigne, avec parfois vomissements et douleurs abdominales, peut être plus sévère chez une personne immunodéprimée. L'Agence régionale de santé Paca fait le point ce mardi.

Le nombre de cas n’augmente pas

Le chiffre est le même que celui communiqué le 17 décembre. Ce mardi, 155 personnes atteintes de cryptosporidiose étaient signalées par les laboratoires de biologie médicale dans les Alpes-Maritimes. « Le nombre de cas n’a pas augmenté du fait du respect par la population des recommandations d’usage de l’eau de l’ARS Paca et de l’immunisation progressive des usagers », avance l’agence.

Valbonne n’est plus concernée par les restrictions

« Après la purge du réseau et la déviation de son alimentation vers une autre source que le canal du Foulon, des prélèvements ont été analysés et ont permis de lever les mesures », à Valbonne, où « la population peut désormais boire l’eau du robinet normalement », précise l’ARS.

L’arrêté préfectoral est toujours en vigueur au Bar-sur-Loup, Châteauneuf de Grasse (secteur Pré du Lac), Gourdon (le Pont du Loup), Grasse (sauf les secteurs Plascassier et hôpital Clavary), Mougins (secteur stade de football de la Valmasque), Le Rouret (chemins Saint-Pierre et Vieux-Rouret) et Tourrettes sur Loup (chemin de la Papeterie).

La source toujours pas identifiée

L’incertitude demeure. Des travaux ont été engagés par la sous-préfecture de Grasse, notamment avec les représentants de la profession agricole, pour déterminer les origines possibles de la contamination de l’eau et prévenir toute récidive. Mais « à l’heure actuelle, aucune origine exacte n’a encore été identifiée », fait savoir l’ARS ce mardi.