Cancers des organes génitaux : Le vaccin contre les papillomavirus humains aussi recommandé aux garçons

CANCER Ce vaccin, déjà recommandé pour les filles, sert à prévenir des virus sexuellement transmissibles responsables de cancers des organes génitaux

20 Minutes avec AFP

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Un vaccin, illustration.
Un vaccin, illustration. — INNAMORATI/SINTESI/SIPA

Les garçons doivent eux aussi être vaccinés pour prévenir les cancers du col de l’utérus chez la femme, ainsi que les cancers du vagin, du pénis, de l’anus, voire de la gorge. C’est une recommandation annoncée ce lundi par le ministère de la Santé. Le vaccin contre les HPV ou papillomavirus humains, ces virus sexuellement transmissibles responsables de cancers du col de l'utérus, déjà recommandé pour les filles, le sera désormais aussi pour les garçons de 11 à 14 ans.

La Haute autorité de santé (HAS) a publié « ce jour » une recommandation « visant à étendre aux jeunes garçons la vaccination contre les papillomavirus humains » (HPV), et le ministère « souhaite que cette recommandation soit intégrée dans le calendrier des vaccinations 2020 pour une mise en œuvre d’ici l’été », a-t-il annoncé dans un communiqué.

Un vaccin déjà recommandé aux filles

La vaccination contre les HPV était jusqu’à présent recommandée chez les jeunes filles de 11 à 14 ans révolus (avec un rattrapage jusqu’à 19 ans), les personnes immunodéprimées et les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes jusqu’à 26 ans.

La HAS avait publié fin octobre un « projet d’avis » favorable à une extension aux jeunes garçons, qui avait été soumis à une consultation publique pendant quatre semaines auprès des professionnels et associations concernés.

Prévenir des cancers du col de l’utérus, mais aussi du pénis

Dans son avis définitif, l’autorité confirme sa conclusion, estimant que « l’élargissement de la vaccination anti-HPV aux garçons permettrait, sous réserve d’une couverture vaccinale suffisante, de freiner la transmission au sein de la population générale, et ainsi de mieux protéger les garçons et les hommes quelle que soit leur orientation sexuelle, mais aussi de mieux protéger les filles et les femmes non vaccinées ».

Les infections sexuellement transmissibles liées à ce virus peuvent provoquer des années plus tard des cancers chez les femmes comme chez les hommes, du col de l’utérus, du vagin, du pénis, de l’anus, voire de la gorge en cas de rapports sexuels bucco-génitaux.

Plus de 6.000 cancers causés par les HPV chaque année

Environ 1.750 nouveaux cas de cancers causés par le HPV surviennent chaque année en France chez des hommes, et 4.580 chez des femmes.

Le seul cancer du col de l’utérus tue encore 1.100 femmes chaque année en France et 2.900 nouveaux cas sont diagnostiqués.

Certains pays, comme les Etats-Unis, recommandent déjà que tous les préadolescents soient vaccinés contre les HPV avant d’y être exposés, à l’âge de 11 ou 12 ans.