Agnes Buzyn Ministre de la sante echanges sur les mesures avec l'equipe de direction et les personnels medicaux et paramedicaux de l'hopital. Agnes Buzyn Ministre de la sante visite les urgences du centre hospitalier intercommunal Andre Gregoire le 21 novembre 2019.
Agnes Buzyn Ministre de la sante echanges sur les mesures avec l'equipe de direction et les personnels medicaux et paramedicaux de l'hopital. Agnes Buzyn Ministre de la sante visite les urgences du centre hospitalier intercommunal Andre Gregoire le 21 novembre 2019. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

MOBILISATION

VIDEO. Comment les autorités sanitaires se préparent à la grève du 5 décembre

Ce mardi matin, une réunion était organisée au ministère de la Santé pour anticiper les perturbations liées au mouvement de grève de jeudi

  • Pour anticiper les perturbations liées à la grève de jeudi, la ministre a rassemblé ce mardi les directeurs des autorités de santé.
  • Agnès Buzyn s’est montrée rassurante : les services sont préparés, a-t-elle promis.
  • En Ile-de-France, l’AP-HP a mis en place des dispositions pour faciliter les transports et l’hébergement de ses soignants.

Le mieux, ce serait encore d’éviter de tomber dans les escaliers ou d’attraper une gastro ce jeudi. Mais comme les problèmes de santé sont rarement prévisibles, les Agences régionales de santé, les hôpitaux et le ministère participaient ce mardi matin à une réunion de crise pour voir si le système de santé est préparé à faire face aux perturbations liées à la grève de jeudi.

« Nous nous sommes préparés collectivement »

« Je tiens à rassurer la population sur le fait qu’évidemment, nous nous sommes préparés collectivement », a souligné la ministre, Agnès Buzyn, à l’issue d’un « point » avec les agences régionales de santé (ARS), les agences sanitaires comme l’Établissement français du sang et l’Agence de biomédecine, qui supervise les prélèvements et les transplantations d’organes, ainsi que les administrations centrales. Les hôpitaux ont ainsi mis en place des « plans de continuité » pour assurer les soins. Notamment les greffes prévues de longue date.

Encore beaucoup d’inconnues

Accès aux établissements de santé, aux Ehpad également, carburant, écoles, hausse de l’accueil dans les urgences s’il y a des violences lors des manifestations, la ministre et les agences sanitaires ont balayé les principaux points qui pourraient poser problème jeudi. Sachant qu’il reste encore beaucoup d’interrogations, notamment le nombre de grévistes parmi le personnel soignant.

En effet, la CGT, FO, SUD et le collectif Inter-Urgences ont appelé à la grève mais le nombre de grévistes ne sera connu que jeudi, le personnel hospitalier pouvant se déclarer le jour même. Si les hôpitaux ont l’obligation d’assurer un service minimum en cas de grève, certains examens et certaines opérations non-urgentes pourraient être reportés.

Et si le mouvement perdure ? « Nous verrons dans le week-end si la grève se poursuit, s’il y a des dispositions supplémentaires à prendre, pour notamment faciliter le transport et l’accès du personnel dans les établissements », a insisté la ministre de la Santé.

Covoiturage, vélo électrique, hébergement sur place pour l’AP-HP

Du côté de l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (AP-HP), dont dépendent 39 hôpitaux franciliens, plusieurs dispositions ont été prises en amont. Côté transports, les personnels soignants pourront utiliser l’application de covoiturage Karos. L’AP-HP met également en place une dizaine de lignes de bus desservant ses hôpitaux depuis les principales villes de résidence des agents qui n’habitent pas dans Paris, du jeudi 5 décembre au dimanche 8 décembre. Pour pouvoir se garer, certains établissements vont ouvrir plus largement leurs parkings, travailler avec les collectivités pour donner accès aux parkings à proximité, qui seront remboursés. Enfin, pour les plus sportifs, ceux qui voudront louer un vélo ou un vélo électrique pourront être remboursés, à condition de ramener un justificatif.

Pour les personnels qui habiteraient trop loin, certains pourront être hébergés dans des chambres de garde ou inoccupées. Le communiqué de l’AP-HP précise que « des solutions d’hébergement hôtelières seront "activables" en cas de besoin. Cela donnera lieu, le cas échéant, à une information spécifique par les directions locales ». Ceux qui le peuvent, notamment les administratifs, auront la possibilité de télétravailler. Enfin, certains soignants pourraient travailler dans un site plus proche de leur domicile, à condition d’obtenir l’accord préalable de l’encadrement et de la DRH des sites.