Nantes : « Il n’y a plus de lits ! » Le CHU confronté à la saturation de ses urgences

SANTE La direction du CHU a décidé de mesures pour faire face à « la demande croissante de soins des usagers pour la période hivernale »

J.U.

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Les urgences du CHU de Nantes (image d'illustration).
Les urgences du CHU de Nantes (image d'illustration). — LOIC VENANCE / AFP
  • Des syndicats dénoncent un manque de lits face à l'afflux de patients ces derniers jours aux urgences du CHU de Nantes.
  • La direction annonce plusieurs mesures, dont l'ouverture d'une nouvelle unité en gériatrie.

La direction reconnaît « des difficultés pour hospitaliser rapidement les patients ». Les syndicats, eux, parlent de « conditions déplorables ». Depuis quelques jours, et surtout la nuit, la situation se complique aux urgences du CHU de Nantes. « Cette nuit, ça va mieux, mais depuis le début de la semaine il n’y a plus de lits !, déplore Sylvie Moisan, secrétaire du syndicat FO. Ce matin, il y avait encore 14 patients qui n’avaient pas été pris en charge, 25 hier. Certains sont renvoyés chez eux alors qu’en temps normal on les aurait gardés. Et l’hiver, avec les bronchites etc., n’a pas encore commencé ! »

Un CHSCT extraordinaire doit se tenir jeudi matin. Mais déjà, l’établissement a déjà décidé de plusieurs mesures pour tenter de faire face à « la demande croissante de soins des usagers pour la période hivernale ». Ainsi, plusieurs lits supplémentaires vont être ouverts dans les prochains jours. Dès lundi, comme l’an dernier, une unité hivernale temporaire sera créée sur le site de l’Hôtel-Dieu avec une capacité de 12 places. Cinq lits supplémentaires seront affectés à l’unité d’hospitalisation de courte durée en pédiatrie.

Une nouvelle unité de gériatrie

Mais surtout, une unité pérenne de médecine aiguë gériatrique supplémentaire, d’une trentaine de lits, va voir le jour au sein de l’hôpital nord Laennec. « Cette nouvelle unité permet d’accueillir des patients âgés de plus de 75 ans et ayant des problèmes médicaux aigus, explique la direction. L’organisation de l’unité permet des entrées directes sans passer par le service ces urgences. » « La direction voit qu’il y a des choses qui ne vont pas, mais elle ferme des lits ailleurs, estime Sylvie Moisan. On est toujours à flux tendu. »

La direction indique qu’au total, 58 professionnels seront recrutés spécifiquement en renfort pour la période hivernale et affectés aux unités temporaires, SAMU, urgences adultes et pédiatriques.