Coût trop élevé, délais à rallonge... Près des deux tiers des Français ont déjà renoncé à des soins

SONDAGE 41 % des sondés ont renoncé à cause d’un reste à charge trop important

20 Minutes avec agences

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Auscultation d'un patient par un médecin généraliste dans son bureau. Illustration.
Auscultation d'un patient par un médecin généraliste dans son bureau. Illustration. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Près des deux tiers des Français (63 %) ont déjà dû renoncer à des soins. Ils évoquent en premier lieu des raisons économiques ou la difficulté à obtenir une consultation dans un délai raisonnable, indique un sondage BVA pour France Assos Santé publié ce dimanche par le JDD.

Dans le détail, 44 % des personnes interrogées ont invoqué des délais d’attente trop longs pour obtenir un rendez-vous, et 25 % un manque de médecins à une distance raisonnable de leur domicile. Mais ils sont aussi 41 % à expliquer ce renoncement aux soins par un reste à charge trop important et 30 % par l’impossibilité pour eux d’avancer les frais.

Aux urgences faute de médecin disponible

Au total, 63 % des sondés ont renoncé à des soins ou les ont reportés. Une proportion qui grimpe à 77 % pour les personnes en situation de handicap, 74 % dans la tranche d’âge des 25-34 ans et 72 % chez les personnes dont le revenu mensuel net est inférieur à 1.500 euros par mois. Des chiffres qui « confirment ainsi le lien entre vulnérabilité économique et accès aux soins », soulignent les auteurs de l’enquête.

Au cours des deux dernières années, 17 % des personnes interrogées disent s’être rendues aux urgences faute de médecin disponible. Pour obtenir un rendez-vous médical d’urgence, les sondés ont fait part en moyenne d’un délai de 3 mois et 2 jours pour un ophtalmologiste, 2 mois et 3 jours pour un dermatologue, 1 mois et 23 jours pour un gynécologue, un mois et 14 jours pour un spécialiste ORL.

Les sondés sont par ailleurs 67 % à avoir été confrontés au moins de temps en temps à des dépassements d’honoraires pour consulter un spécialiste, et 58 % estiment que leur reste à charge a augmenté au cours des dernières années.