Eure : Neuf enfants atteints de cancers dans deux communes voisines, une mère alerte l’ARS

SOUPCONS « Je ne veux incriminer personne pour l’instant mais il y a des suspicions », confie la maman

20 Minutes avec agence

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Enfant victime d'un cancer à l'institut Gustave Roussy (illustration).
Enfant victime d'un cancer à l'institut Gustave Roussy (illustration). — ISA HARSIN/SIPA

Charlène Bachelet est la mère d’une petite fille de 5 ans admise au CHU de Rouen (Seine-Maritime) pour un neuroblastome. Elle s’est aperçue que huit autres enfants vivant non loin de chez elle souffraient eux aussi de cancers pédiatriques. Elle a donc décidé d’alerter l’Agence régionale de santé (ARS).

« Ma fille est suivie depuis le 19 août dernier au CHU et au fil des jours, en parlant dans les couloirs du 4e étage du service pédiatrique avec d’autres parents, nous nous sommes aperçus que nous n’étions pas les seuls, que d’autres cancers se sont déclarés chez des enfants qui habitent tous dans le même secteur », explique cette mère de famille âgée de 30 ans à RTL.

« Je ne veux incriminer personne pour l’instant mais il y a des suspicions. Il y a dans le secteur des entreprises dont on ne sait pas ce qu’elles utilisent comme produits, il y avait aussi ici, il y a quelques années, une entreprise chimique qui a fermé depuis », confie la maman à la radio.

L’ARS a ouvert une enquête

Les enfants concernés sont âgés de 5 à 11 ans et habitent sur les communes d’Igoville et Pont-de-l’Arche, dans l'Eure, qui ne comptent que 6.000 habitants à elles deux. Des chiffres troublants alors que les statistiques font plutôt état « d’un enfant malade pour 100.000 habitants », précise Charlène Bachelet à Paris Normandie.

L’antenne normande de l’ARS aurait lancé une enquête épidémiologique concernant huit enfants, rapporte le quotidien. « C’est une procédure assez habituelle. Il y a déjà eu des investigations de ce type dans la région, elles n’ont jamais validé de suspicions de cancers anormaux », a cependant précisé l’organisme.