Cigarette électronique : Malgré les cas de décès aux Etats-Unis, ils n’ont pas envie d’arrêter de vapoter

VOUS TEMOIGNEZ Vous êtes une majorité à ne pas craindre ce qu’il se passe de l’autre côté de l’Atlantique

Pierre Cloix

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Vous n'êtes pas prêts à délaisser votre e-cigarettes
Vous n'êtes pas prêts à délaisser votre e-cigarettes — Illustration/Pixabay
  • Aux Etats-Unis, le vapotage aurait été à l'origine de 800 malades et de 12 décès
  • Nous vous avions demandé si cela avait créé de l'inquiétude chez vous
  • Dans l'ensemble, la réponse est plutôt négative

La question aura déchaîné les passions. Nous vous avions demandé si, par crainte des problèmes pulmonaires survenus aux Etats-Unis, vous aviez décidé d’arrêter le vapotage. Nous avions également précisé que les cas de maladies et décès étaient probablement liés à l’utilisation de THC (substance active du cannabis) dans des recharges.

Pour une grande majorité d’entre vous, le problème sanitaire en cours aux Etats-Unis est bien loin de ce qu’il se passe en France. A ce titre, Mathieu fait presque figure d’exception. « Avec l’avalanche de décès aux Etats-Unis, j’ai préféré arrêter la vapote. Ma consommation de tabac a augmenté un peu, mais je me sens plus rassuré désormais », explique-t-il. Emma, qui a préféré tenter le sevrage à l’aide de patchs, depuis.

« La faute revient aux apprentis chimistes »

Alors, pourquoi la crainte de problèmes pulmonaires n’a-t-elle pas lieu d’être, selon vous ? Parmi vos témoignages, des professionnels du milieu de l’e-cigarette ont relevé plusieurs points : « Les gens sont inquiets certes, mais c’est à nous de les rassurer, d’expliquer ce qu’il se passe réellement. Tout corps huileux n’est pas bon à vapoteur, il produit une "mayonnaise" dans les poumons empêchant la respiration. La faute revient aux apprentis chimistes qui se permettent de vendre sur le marché noir des liquides contrefaits à base d’huile de cannabis. La vape n’a rien à voir dedans », développe Antoine.

Jem, un autre propriétaire de boutiques semblables voit, lui, « une nette baisse de fréquentation sur nos points de vente actuellement, ainsi que la fébrilité de nos clients qui ont grandement besoin d’être rassurés ! Il faut continuer à contrôler les produits et promouvoir la filière française qui souffre actuellement de tout cet amalgame. »

« Je n’ai aucune envie d’arrêter de vaper »

Pour certains utilisateurs, les problèmes rencontrés outre-Atlantique relèvent davantage de la responsabilité individuelle plutôt que d’un cas généralisé de santé publique. « Personnellement, je suis en transition vape/cigarette, je ne fume quasiment plus et je me sens mieux. Il faut savoir réfléchir, prendre les produits certifiés et ne pas faire n’importe quoi », assure Maéva.

Selon Katherine, en France, « les produits sont très surveillés ». « Les morts aux Etats-Unis sont dues à des gens qui ont détourné l’usage de la cigarette électronique pour fumer de l’huile de THC… De l’huile ! Dans les poumons… Il n’y a pas besoin d’avoir fait médecine pour comprendre qu’on ne peut pas jouer avec sa santé et inhaler n’importe quel produit acheté dans la rue. Je n’ai donc aucune envie d’arrêter de vaper et encore moins de retourner à la cigarette tabac. », conclut-elle.

Pour Patrice, « la vapoteuse c’est comme pour la nourriture : il ne faut pas mettre n’importe quoi dans sa bouche. Que ce soit à court ou long terme, certaines substances ne vous feront rien et d’autres vous rendront malades. Personne, n’a jamais prétendu que la cigarette électronique était 100 % inoffensive, mais elle reste un moindre en mal quand elle sert de palliatif à la combustion de tabac et de ses multiples poisons associés ».