Sarthe : Un hôpital contraint de fermer ses urgences pendant la nuit

SECURITE « Il s’avère impossible de garantir la continuité et la sécurité des soins 24h/24 en cette fin du mois de septembre et de la première quinzaine d’octobre », justifie l’hôpital du Bailleul à une dizaine de kilomètres de Sablé-su-Sarthe

J.U.

— 

Les urgences d'un hôpital. (Illustration)
Les urgences d'un hôpital. (Illustration) — A. GELEBART / 20 MINUTES

Les patients qui se sont présentés cette nuit aux urgences de l’hôpital du Bailleul, dans la Sarthe à une dizaine de kilomètres de Sablé-sur-Sarthe, n’ont pas pu être pris en charge. Depuis mardi soir et pour trois semaines, le centre hospitalier Sarthe et Loir a été contraint de fermer son service d’urgences pendant la nuit. De 20h30 à 8h30, les patients seront reçus par une infirmière et une aide-soignante, explique le site Internet de l’établissement. Ces dernières les réorienteront « avec la régulation du Samu 72 en fonction de leur état de santé vers la réponse la plus appropriée », indique le centre hospitalier.

Dans un communiqué, la direction, confrontée à des difficultés de recrutement de médecins urgentistes notamment, justifie ce réaménagement temporaire. « Malgré les efforts développés par l’établissement avec l’appui de l’Agence régionale de santé, et au sein du groupement hospitalier du territoire pour pallier ces difficultés, il s’avère impossible de garantir la continuité et la sécurité des soins 24h/24 en cette fin du mois de septembre et de la première quinzaine d’octobre », explique l’hôpital.

Joindre un médecin de garde par téléphone

En attendant, le centre hospitalier rappelle aux patients l’existence d’un numéro de téléphone unique (116 117) pour joindre un médecin de garde. « En cas d’urgence, il convient d’appeler le 15 ». Quelque 23.500 personnes se présentent au service d’urgences du centre hospitalier Sarthe et Loir en moyenne chaque année.

L'année dernière, l'hôpital sarthois avait dû stopper son activité d’IVG pendant plusieurs mois faute d’un nombre suffisant de médecins obstétriciens. Elle avait pu finalement reprendre au mois de septembre.