Pour « sauver » l’hôpital public, 2.300 professionnels de santé réclament des « états généraux »

URGENCES « On voit les choses se dégrader d’année en année. A un moment donné, ça ne pourra plus tenir », estime le porte-parole des signataires

20 Minutes avec agences

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Les urgences d'un hôpital. (Illustration)
Les urgences d'un hôpital. (Illustration) — A. GELEBART / 20 MINUTES

Les professionnels de santé se mobilisent pour « sauver » les hôpitaux publics. Plus de 2.300 d’entre eux, dont 400 médecins chefs de service, ont appelé ce dimanche à la convocation d'« états généraux » devant mener à un « plan d’urgence ».

Regroupés au sein d’un « collectif inter-hôpitaux », les signataires dénoncent, dans un texte publié sur le site du Journal du Dimanche, « l’aggravation des conditions de travail des soignants, médecins et personnels paramédicaux », ce qui entraîne selon eux une « dégradation inacceptable des conditions d’accueil des patients et de la qualité des soins ».

« La sécurité n’est plus assurée »

« Un point de rupture est aujourd’hui franchi. La sécurité n’est plus assurée », assurent les soignants en colère. « Pour le moment, le système tient grâce au dévouement des personnels, mais on voit les choses se dégrader d’année en année. A un moment donné, ça ne pourra plus tenir », estime Antoine Pelissolo, psychiatre à Créteil (Val-de-Marne) et porte-parole des signataires.

Selon lui, « l’écart se creuse entre le public et le privé », ce qui entraîne une « dégradation d’attractivité ». Les salariés des hôpitaux publics « partent parce qu’ils ont l’impression de faire du travail à la chaîne ».

Dans sa motion, le collectif inter-hôpitaux demande notamment la « réévaluation des filières de soins, nécessitant l’ouverture de lits pour l’aval des urgences », « l’embauche en nombre suffisant de personnels soignants, de travailleurs sociaux et de secrétaires », et une « revalorisation des salaires ».