Cancer du sein : Les femmes jeunes sont touchées aussi, il faut rester vigilant

PRÉVENTION Près de 3.000 femmes de moins de 40 ans sont diagnostiquées chaque année, soit 5 % des cas en France

20 Minutes avec agences

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Lors d'une mammograhie de dépistage du cancer du sein.
Lors d'une mammograhie de dépistage du cancer du sein. — SERGE POUZET/SIPA

Les symptômes d’un cancer du sein passent souvent inaperçus chez les femmes jeunes. La maladie est une réalité « méconnue du grand public », avertit l’Institut Curie ce jeudi.

La maladie est en effet plutôt associée aux personnes plus âgées. Les femmes jeunes ne sont pas incluses dans le dépistage organisé, réservé à la tranche d’âge la plus à risque (50-74 ans). Pourtant, si l’âge médian de diagnostic est de 63 ans, les femmes de moins de 40 ans représentent 5 % des cas. Cela représente près de 3.000 femmes chaque année sur 58.500 au total.

Des spécificités

L’Institut Curie recommande donc de « rester vigilant face à toute anomalie » quel que soit l’âge, pour éviter un retard de diagnostic et de prise en charge. « En dehors des formes héréditaires identifiées, […] les causes hormonales arrivent en tête des facteurs de risque », explique Florence Coussy, gynéco-oncoloque à l’institut. « Une première grossesse plus tardive, des premières règles plus précoces » peuvent constituer un risque.

D’autres facteurs entrent aussi en jeu : le manque d’activité physique, le surpoids, le tabac, des facteurs environnementaux ou la consommation d’alcool. L’Institut Curie attire aussi l’attention sur les spécificités du cancer du sein chez la femme jeune : les formes dites « agressives » sont plus fréquentes que chez les autres tranches d’âge.

Adapter les traitements hormonaux

En moyenne, il reste toutefois un cancer de « bon pronostic », avec 90 % de survie à cinq ans chez les femmes de moins de 45 ans (pour 92 % entre 45 et 74 ans). Le traitement n’est pas très différent des femmes plus âgées. Mais en cas de cancer homorno-dépendant, le type d’hormonothérapie peut varier chez une femme non ménopausée.

La chimiothérapie pouvant être toxique pour les ovaires, il est « indispensable » d’échanger avec les jeunes patientes d’une possible congélation des ovocytes si elles souhaitent tomber enceintes plus tard. Dans le même temps, une contraception non hormonale est indispensable pendant le traitement.