Loi bioéthique : Un premier feu vert à la PMA pour toutes en commission

VOTE La commission a voté mercredi soir l'ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes

20 Minutes avec AFP

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Après l'avis favorable du CCNE d'ouvrir la PMA à toutes les femmes, il faut désormais qu'un texte de loi soit élaboré, voté et promulgué pour consacrer cette égalité des droits entre toutes les femmes.
Après l'avis favorable du CCNE d'ouvrir la PMA à toutes les femmes, il faut désormais qu'un texte de loi soit élaboré, voté et promulgué pour consacrer cette égalité des droits entre toutes les femmes. — L.BONAVENTURE / AFP

Un premier obstacle franchi : mercredi soir, la PMA pour toutes a obtenu son premier feu vert. Mesure phare du projet de loi bioéthique, l’ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes a été votée par la commission spéciale de l’Assemblée nationale.

Après de longs débats, marqués principalement par les vives réticences de députés Les Républicains, la commission a voté l’article 1 qui élargit la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires. Le projet de loi sera examiné dans l’hémicycle à partir du 24 septembre.

Retouché à la marge par les députés

Commencées mardi, les discussions auront duré jusqu’à 21h30 mercredi soir sur le premier des 32 articles que compte ce texte. Les députés l’ont retouché à la marge. Via un amendement socialiste, il est prévu que l’évaluation médicale et psychologique en amont ne pourra pas « conduire à débouter le couple ou la femme célibataire en raison de son orientation sexuelle, de son statut marital ou de son identité de genre ».

Dans le guide pratique qui sera remis aux personnes réalisant une PMA, vont aussi être ajoutés des éléments d’information sur l’accès aux origines du futur enfant.

Dans l’ensemble, ces deux premiers jours de débats se sont principalement résumés à un bras de fer entre la majorité et les élus LR les plus hostiles à la PMA. D’emblée, ils ont donné le signal qu’ils ne rendraient pas les armes : d’abord sur la forme, en s’inquiétant de leur temps de parole ou du « comportement monolithique de la majorité », puis sur le fond, en s’inquiétant d’une « PMA sans père » et menaçante pour « l’intérêt de l’enfant ».