Cigarettes électroniques : L’Etat du Michigan va interdire les recharges aromatisées

SANTE PUBLIQUE Les autorités sanitaires veulent protéger les jeunes, attirés vers le vapotage par ces recharges aromatisées

20 Minutes avec agences

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Une cigarette électronique de la start-up américaine Juul (illustration).
Une cigarette électronique de la start-up américaine Juul (illustration). — CraigMitchelldyer/AP/SIPA

L’Etat américain du Michigan a annoncé ce mercredi l’interdiction des recharges aromatisées pour cigarettes électroniques. L’objectif de prévenir le vapotage chez les jeunes. « Les vendeurs de produits de vapotage utilisent des parfums aux bonbons pour accoutumer les enfants à la nicotine, et du marketing trompeur pour faire croire que ces produits ne sont pas dangereux », a déclaré la gouverneure Gretchen Whitmer.

La décision prendra effet sous quelques semaines, une fois que le texte sera finalisé, et sera valable six mois, renouvelables. Les ventes de recharges et liquides de nicotine aromatisée seront ainsi prohibées à la fois dans le commerce et en ligne. L’Etat va aussi interdire les affichages publicitaires pour les cigarettes électroniques et tout marketing qui présenterait le vapotage comme « propre », « sûr » et « sain ».

Sévérité grandissante des autorités sanitaires

Face au succès des cigarettes électroniques et notamment chez les jeunes, les autorités sanitaires américaines ont décidé de réagir. Des enquêtes sur la marque Juul ont été lancées et l’administration Trump a annoncé l’an dernier l’interdiction prochaine de la vente sur Internet des recharges aromatisées du type chewing-gum ou nounours. Plusieurs Etats ont par ailleurs relevé l’âge minimum pour acheter des cigarettes électroniques à 21 ans. San Francisco les a complètement interdites à la vente.

A cela s’ajoute une mystérieuse épidémie de maladies pulmonaires graves qui a touché à ce jour 215 vapoteurs et fait un mort, selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies. Les enquêteurs n’ont pour l’instant pas identifié de marque ni de produit spécifique. Mais dans « de nombreux cas », des substances au cannabis avaient été utilisées par les malades.