Un lien entre vin rouge et bonne flore intestinale établi dans une nouvelle étude

MICROBIOTE La diversité bactérienne est meilleure chez les personnes qui consomment relativement plus de vin rouge que d’autres alcools

20 Minutes avec agences

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Le vin rouge pourrait avoir un impact positif sur le microbiote (illustration).
Le vin rouge pourrait avoir un impact positif sur le microbiote (illustration). — jill111 / Pixabay

Le vin rouge, un allié du microbiote ? Des chercheurs du King’s College de Londres ont comparé les effets du vin rouge sur la flore intestinale à ceux d’autres alcools. Et ils pensent avoir isolé un impact positif, selon leur étude parue ce mercredi dans la revue Gastroenterology.

Les scientifiques ont ainsi étudié 916 femmes jumelles et notamment leur consommation déclarée de bière, de vin, de cidre et d’alcools forts. Ils souhaitaient déterminer d’éventuelles différences dans la diversité des microbes gastro-intestinaux (le microbiote), dont l’équilibre est crucial pour l’organisme. Résultat : la diversité bactérienne était meilleure chez les femmes qui consommaient relativement plus de vin rouge, alors qu’aucune association positive n’a été observée chez les buveuses d’autres types d’alcool. Un effet mineur a été observé avec le vin blanc.

Une étude imparfaite

« Plus la diversité est forte, mieux c’est pour nous, pour prévenir des maladies et mieux métaboliser la nourriture », explique l’autrice principale des travaux, Caroline Le Roy. Un déséquilibre entre bons et mauvais microbes peut à l’inverse affecter le système immunitaire ou être associé à un gain de poids ou à une hausse du cholestérol.

Mais ce type d’études est loin d’être parfait. D’abord car corrélation ne signifie pas causalité. Il est possible que d’autres facteurs invisibles aux yeux des chercheurs aient influé sur le microbiote des buveuses de vin. Leur bonne flore intestinale est peut-être due à un autre comportement ou d’autres ingrédients non pris en compte par l’étude. Il est en outre quasi impossible de mesurer la totalité de ce qu’un individu mange et boit. Ce qui limite toujours les études affirmant trouver un effet sur la santé d’un seul ingrédient ou d’un type de régime.

L’alcool reste mauvais pour la santé

Cela dit, les chercheurs ont tâché de renforcer leurs résultats en les confirmant dans deux groupes supplémentaires, un millier de participants aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, ainsi que dans un autre groupe de jumeaux britanniques. L’avantage d’étudier des jumeaux est que toute différence observée est probablement liée à leur environnement, puisqu’ils sont génétiquement identiques.

Toutefois, cette étude ne doit pas être interprétée comme un appel à boire du vin. « Vous n’avez pas à boire du vin rouge, et vous n’avez pas à commencer à en boire si vous ne buvez pas », avance Caroline Le Roy. Boire de l’alcool est généralement mauvais pour la santé : sa consommation est liée à 200 maladies, dont des problèmes mentaux, des maladies cardio-vasculaires et la cirrhose.