VIDEO. De nouvelles maladies pulmonaires graves associées au vapotage ?

ALERTE Les autorités sanitaires américaines s’alarment après avoir recensé 193 cas potentiels de maladies pulmonaires

20 Minutes avec agences

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Un patient américain est décédé d'une maladie respiratoire après avoir vapoté (illustration).
Un patient américain est décédé d'une maladie respiratoire après avoir vapoté (illustration). — pixabay

Près de 200 patients seraient touchés. Aux Etats-Unis, une personne qui vapotait a succombé à une maladie pulmonaire grave. « Hier (jeudi), nous avons été informés du décès d’un adulte qui avait été hospitalisé pour une grave maladie respiratoire inexpliquée, après avoir vapoté », a déclaré vendredi la directrice médicale de l’Etat de l’Illinois.

Au total, les autorités sanitaires fédérales ont recensé depuis fin juin 193 cas potentiels de maladies pulmonaires sévères dans 22 des 50 Etats américains, associés à du vapotage. Les symptômes incluent toux, essoufflement, épuisement et dans certains cas vomissements et diarrhées.

Un lien pas encore prouvé

La cause de ces maladies n’a pas été découverte, mais tous les malades avaient récemment utilisé des cigarettes électroniques pour inhaler de la nicotine et souvent du cannabis, selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). « La gravité de la maladie dont souffrent les gens est alarmante », a déclaré la directrice du département de la santé de l’Illinois, Ngozi Ezike.

Le lien avec le vapotage n’est pas encore prouvé, a toutefois prévenu Ileana Arias, responsable des maladies infectieuses aux CDC fédéraux. Bien que les cas semblent similaires, « on ignore s’ils ont une même cause, ou bien s’ils correspondent à des maladies différentes qui se présentent de la même façon ». Les substances et marques potentiellement impliquées n’ont pas été révélées.

Des particules fines dans les poumons

Le vapotage consiste à inhaler des vapeurs créées par le chauffage à haute température d’un liquide – qui contient souvent de la nicotine – à l’intérieur de la cigarette électronique. Celles-ci n’incluent pas de nombreuses substances cancérigènes que l’on trouve dans les cigarettes normales, comme le goudron. Mais la vapeur contient des particules fines qui pénètrent les poumons, et dont l’effet n’est pas encore bien connu. De nombreuses sont « potentiellement toxiques », a prévenu un rapport des Académies américaines des sciences en 2018.

Selon Brian King, du bureau des CDC sur la cigarette, il est possible que les maladies pulmonaires se soient produites auparavant mais qu’elles n’aient été recensées que maintenant grâce à l’enquête menée par les autorités sanitaires.