Grève des urgences: Le mouvement s'étend à 213 services, «il y a une crise qui persiste», reconnaît Buzyn

SOIGNANTS Malgré le plan de 70 millions d'euros promis par Agnès Buzyn en juin pour mettre fin à la colère des soignants, le mouvement continue

20 Minutes avec AFP

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La ministre de la santé Agnès Buzyn, le 24 juin 2019 à l'Elysée.
La ministre de la santé Agnès Buzyn, le 24 juin 2019 à l'Elysée. — AFP

La grève des urgentistes continue pendant l’été. Le mouvement social s’est étendu à 213 services d’urgences en France, selon le collectif Inter-Urgences cité par Le Parisien.

En visite à Verneuil-sur-Seine dans les Yvelines, Agnès Buzyn a reconnu « une crise qui persiste », raconte le quotidien. « Il faudra trouver des solutions sur mesure sur le territoire. […] Il y a une nécessité de repenser l’organisation des systèmes de santé », a ajouté la ministre.

70 millions de mesures immédiates

La situation reste très tendue dans les urgences. En visite à l’hôpital Saint-Louis de La Rochelle la semaine passée, Agnès Buzyn a été poursuivie dans les couloirs des urgences par des manifestants.

En juin, Agnès Buzyn a tenté d’apaiser la colère en promettant 70 millions d’euros de mesures immédiates, notamment pour financer des primes, sans toutefois convaincre les professionnels de la Santé. Les grévistes réclament toujours la création de 10.000 emplois supplémentaires, l’augmentation des salaires de 300 euros et l’arrêt des fermetures de lits.