VIDEO. Maladie de Lyme: Le nombre de nouveaux cas a connu une «augmentation significative» en 2018

EVOLUTION Cette hausse est attribuée à l'expansion des tiques et à la plus grande sensibilisation des médecins

20 Minutes avec AFP

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Le nombre de nouveaux cas de maladie de Lyme a connu une augmentation significative en 2018.
Le nombre de nouveaux cas de maladie de Lyme a connu une augmentation significative en 2018. — Catkin / Pixabay

Plus de 20.000 cas supplémentaires en un an. Le nombre de nouveaux cas de maladie de Lyme a connu une « augmentation significative » en 2018, a annoncé mercredi le ministère de la Santé, qui attribue cette évolution à l’expansion des tiques mais aussi à la plus grande sensibilisation des médecins.

Le nombre de nouveaux cas « diagnostiqués en médecine générale en France » a ainsi atteint 104 cas pour 100.000 habitants l’an dernier (soit plus de 67.000 cas), contre 69 pour 100.000 en 2017 (environ 45.000 cas).

« Des conditions climatiques favorables aux tiques »

Selon la Direction générale de la santé (DGS), « des conditions climatiques favorables au développement des tiques et la sensibilisation des professionnels de santé au diagnostic de cette maladie pourraient expliquer cette augmentation ».

Selon les chiffres de Santé publique France et du réseau de surveillance Sentinelles, l’incidence de cette maladie transmise par les tiques était stable autour de 26.000 nouveaux cas par an entre 2009 et 2014, avant d’augmenter à 33.200 en 2015 et 54.600 en 2016, puis de retomber à 44.700 cas diagnostiqués en 2017. Les associations de patients jugent ces chiffres sous-estimés car de nombreux cas ne sont, selon elles, pas diagnostiqués.

Face à ces résultats, le ministère a indiqué vouloir renforcer les « actions de prévention », souligne le ministère, rappelant au passage « l’importance des précautions à prendre avant les activités dans la nature » (vêtements longs, produits répulsifs, etc.).

Cinq centres de références

La DGS a par ailleurs annoncé les cinq établissements retenus pour devenir des « centres de référence pour la prise en charge des maladies vectorielles à tiques », parmi dix candidats. Il s’agit du CHU de Clermont-Ferrand associé au CHU de Saint-Etienne, du CHU de Marseille, du CHU de Rennes, du CHU de Strasbourg associé au CHU de Nancy et du Groupe hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) associé au CHU de Créteil. Ces établissements, destinés à la prise en charge des patients les plus complexes, « s’engageront à respecter les recommandations nationales » sur le diagnostic et la prise en charge de la maladie, a souligné la DGS.

L’actuel Centre national de référence des Borrelia, hébergé par le CHU de Strasbourg, a été pointé du doigt par plusieurs associations pour son refus de prendre en compte les recommandations publiées par la Haute Autorité de santé en 2018.