Contraception d'urgence: Une nouvelle campagne pour mieux informer les jeunes

SANTE PUBLIQUE « Un rapport non ou mal protégé ? Un oubli de pilule ? Tu as 5 jours maximum pour agir ! », rappelle l’un des slogans 

20 Minutes avec agences

— 

La campagne vise à améliorer l'information des jeunes sur la contraception d'urgence (illustration).
La campagne vise à améliorer l'information des jeunes sur la contraception d'urgence (illustration). — SANDRA/TPH/SIPA

« La contraception d’urgence doit être prise si possible dans les douze heures après un rapport non ou mal protégé mais elle peut être prise dans les trois jours ou cinq jours selon le médicament utilisé ». C’est ce que rappelle une nouvelle campagne sur la contraception d’urgence lancée ce lundi par Santé publique France.

La durée d’efficacité varie en effet selon le type de pilule utilisé. Par ailleurs, la contraception d’urgence peut également passer par la pose d’un stérilet, dans les 5 jours après le rapport.

Un manque de connaissance sur le sujet

L’agence de santé publique et le ministère de la Santé ont décidé d’insister sur ce message dans la campagne diffusée sur des sites Internet et les réseaux sociaux jusqu’au 21 juillet. Une grande enquête réalisée en 2016 montrait que 40 % des moins de 30 ans pensaient à tort « que la contraception d’urgence est efficace uniquement si elle est prise dans les 24 heures ».

« Un rapport non ou mal protégé ? Un oubli de pilule ? Tu as 5 jours maximum pour agir ! », indique l’un des slogans, qui cible notamment les utilisateurs du réseau Snapchat, âgés de 13 à 18 ans. Chaque message renvoie ensuite pour plus d’informations vers le site sur la sexualité Onsexprime.fr.

Gratuite pour les mineures d’au moins 15 ans

En France, la contraception d’urgence est disponible sans prescription médicale et de façon anonyme et gratuite aux mineures d’au moins 15 ans. Il est notamment possible de se la procurer en pharmacie, dans les centres de planification ou de dépistage du VIH, ainsi qu’auprès des infirmières scolaires, rappelle Santé publique France.

La contraception d’urgence « constitue une solution de rattrapage qui permet de réduire le risque de grossesse non prévue » mais « ne constitue pas une méthode de contraception régulière », nuance toutefois l’organisme public.