Vaccins obligatoires chez les bébés: Un premier bilan «rassurant» selon l'ANSM

VACCINATION Le passage de trois à 11 vaccins obligatoires chez les bébés n'a pas eu pour conséquence une augmentation des effets indésirables ni l'apparition de nouveaux effets non répertoriés, selon l'ANSM

20 Minutes avec agences

— 

Un vaccin pour enfant (illustration)
Un vaccin pour enfant (illustration) — Pixabay

L’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM) a publié ce mercredi un premier bilan à la suite de l’augmentation de trois à onze vaccins obligatoires chez les bébés depuis le 1er janvier 2018. Et les conclusions sont claires : « aucun nouveau signal de sécurité n’a été mis en évidence », affirme l’organisme qui estime que cela confirme la « sécurité d’emploi » des vaccins.

« Rassurer les professionnels de santé et les parents »

« On voulait voir s’il y avait un signal de pharmacovigilance qui pouvait ressortir de ce bilan : de nouveaux effets indésirables qui n’étaient pas connus » ou dont la fréquence augmentait, ou « un nombre supérieur de déclarations », détaille Alban Dhanani, directeur adjoint de la division de l’ANSM chargée notamment des vaccins.

Ainsi, les effets indésirables n’ont pas augmenté et aucun nouvel effet non-répertorié n’a fait son apparition. C’est une information à même de « rassurer les professionnels de santé et les parents », a estimé Isabelle Parent, cheffe du pôle vaccins de l’ANSM.

Le même profil de déclarations

Entre 2012 et 2017, « pour près de 38 millions de doses de vaccins administrées », 962 événements indésirables ont fait l’objet d’une notification, soit une moyenne de 160 par an. « Près de la moitié » de ces déclarations ont été classées comme « graves », généralement parce qu’elles ont nécessité une hospitalisation. L’ANSM qualifie d’événement indésirable « toute manifestation nocive et non recherchée survenant chez un nourrisson vacciné, sans préjuger d’un lien de causalité », tandis qu’elle parle d'« effet indésirable » lorsqu’il y a un lien « suspecté avec le vaccin ».

A titre de comparaison, le rapport s’est intéressé aux six premiers mois de l’année 2018, après l’augmentation du nombre de vaccins obligatoires. Selon l’ANSM, on retrouve le même profil de déclarations avec 75 notifications, dont 42 graves. L’agence ne précise toutefois pas le nombre total de vaccins administrés sur cette période, les données étant encore provisoires.