Cosmétique: L’UFC-Que Choisir publie un guide pour identifier les produits potentiellement nocifs

CONSOMMATION Shampooings, crèmes, dentifrices : l’association de défense des consommateurs a analysé 171 références

20 Minutes avec agence

— 

Produits cosmétiques (illustration).
Produits cosmétiques (illustration). — Pixabay/ Kaboompics

L'UFC-Que Choisir dénonce les risques sanitaires liés à l’utilisation de certains produits cosmétiques. Pour aider le consommateur à faire « le tri dans [sa] salle de bains », l’association a ainsi publié un guide après avoir analysé 171 références. Ce document « donne les clés pour garantir à chaque profil de consommateur et pour chaque usage une utilisation en toute sécurité », promet l’organisme.

Des substances toxiques dans des crèmes

« Malgré les alertes exprimées par les scientifiques, pas moins de 143 substances préoccupantes restent encore autorisées du fait de la lenteur des procédures européennes et du lobbying des industriels », regrette l’association dans un communiqué.

Ainsi, du propylparaben, un perturbateur endocrinien, serait présent dans la crème hydratante Mixa intensif peau sèche ou le shampooing Neutrogena T/Gel 2-en-1. L’UFC affirme également que l’on peut trouver « des substances toxiques » dans la crème de soin hydratante Nivea soft, et l’antirides Revitalift soin hydratant extra-fermeté de L’Oréal.

L’association conseille certains produits sains

« Près d’un produit cosmétique sur trois contient des perturbateurs endocriniens, des substances toxiques, irritantes ou fortement allergisantes », affirme l’UFC. Dentifrice, rouges à lèvres, baumes : environ 7.000 références contiendraient aussi du dioxyde de titane, qui sera interdit dans les denrées alimentaires en 2020.

Mais l’UFC-Que Choisir distribue aussi les bons points dans son guide. Le shampooing Labell 2 en 1 abricot de chez Intermarché, la mousse Pro-tech system haute précision de Mennen ou encore la crème Hydreane légère de la Roche Posay sont ainsi considérés comme sains par l’association.