Occitanie: Déjà 324 cas de rougeole en 2019, les autorités donnent l'alerte

SANTE Avec 324 cas de rougeole depuis le début de l’année, l’Occitanie regroupe plus d’un quart des signalements recensés en France. 91 personnes ont dû être hospitalisées

Helene Menal

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Le virus de la rougeole vu au microscope électronique.
Le virus de la rougeole vu au microscope électronique. — C. Goldsmith - AP - Sipa
  • Plus de 320 cas de rougeole ont été recensés en Occitanie depuis le début de l’année.
  • 25 malades ont connu des complications sérieuses.
  • Les départements les plus touchés sont la Haute-Garonne, l’Aude et les Pyrénées-Orientales.

La rougeole est dix fois plus contagieuse que la grippe. Sous ses airs de banale maladie infantile, elle peut être grave et toucher n’importe qui. Voilà en substance le message de l’Agence régionale de Santé d’Occitanie, une région qui concentre « plus d’un quart » des cas signalés en France depuis le début de l’année 2019. Au total, d’après un décompte arrêté au mardi 29 mai, 324 personnes y ont contracté la maladie, dont 91 ont dû être hospitalisées et 25 pour des complications sérieuses (pneumopathie ou encéphalite).

Les départements d’Occitanie les plus touchés sont la Haute-Garonne, l’Aude et les Pyrénées-Orientales. Par ailleurs, les enfants de moins de cinq ans sont les plus touchés et dans 25 % des cas l’épidémie s’est propagée par cas groupés, dans des écoles, crèches, ou communautés.

Vérifiez votre carnet de santé

Alors, pourquoi l’Occitanie ? Selon l’ARS parce que la couverture vaccinale y est plus faible qu’ailleurs : elle oscille selon les départements entre 63 et 82 % alors qu’il faudrait qu’elle atteigne les 95 % de l’avis de l’Organisation mondiale de la Santé​ pour permettre d’éradiquer la maladie.

Les autorités de santé répètent que la seule solution pour se protéger efficacement est la vaccination. Elles conseillent particulièrement aux adultes nés après 1980 de vérifier dans leur carnet de santé qu’ils sont bien protégés.

Une dernière recommandation s’adresse aux professionnels de santé et leur rappelle qu’ils doivent obligatoirement déclarer les cas qu’ils rencontrent pour permettre le déploiement de mesures de prévention empêchant la propagation du virus.