Serviettes et tampons bio : Les protections de règles se mettent au vert

FEMME Des protections périodiques bio sont aujourd’hui disponibles pour les femmes au moment de leurs règles

Anissa Boumediene

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Parmi les marques proposant des protections menstruelles bio, Fava propose une box à recevoir chaque mois chez soi.
Parmi les marques proposant des protections menstruelles bio, Fava propose une box à recevoir chaque mois chez soi. — Fava
  • Ce mardi a lieu la journée internationale de l’hygiène menstruelle.
  • A cette occasion, 20 Minutes propose un tour d’horizon des protections hygiéniques bonnes pour la planète et la santé des femmes qui les utilisent.
  • Entre protections bio à usage unique ou réutilisables, à chacune de faire son choix.

Glyphosate, chlore et autres résidus chimiques. En 2016, 60 Millions de consommateurs dévoilait la composition peu reluisante des serviettes, protège-slips et tampons utilisés par les femmes lors de leurs règles. Trois ans plus tard, et malgré les injonctions de l’Anses faite aux fabricants de revoir leur copie, les résidus de pesticides et de matières toxiques sont toujours présents dans les produits d'hygiène féminine. Pour de nombreuses utilisatrices, la « cup » est pleine. Un ras-le-bol qui trouve un écho, puisque de plus en plus de produits écologiques ont vu le jour sur le marché des règles. A l’occasion, ce mardi, de la journée internationale de l’hygiène menstruelle, petit tour d’horizon des produits de règles en version écolo.

Une box bio

Vous vous faites livrer chaque mois une box remplie de cosmétiques ou de thé pour le plaisir ? Et si vous faisiez pareil pour vos règles ? Après tout, refaire son stock de tampons et de serviettes au supermarché n’est ni un moment réjouissant, ni une tâche aisée quand on cherche des protections respectueuses du corps et de l’environnement. Désormais, il est possible de s’abonner à une box bio à récupérer chaque mois dans sa boîte aux lettres. Ainsi, la box Fava propose « des protections intimes 100 % bio et éco-responsables et a été pensée par les femmes et pour les femmes », expliquent Jeanne Séguéla-Bouchet et Evelyn Gil-Passet, les fondatrices de la marque.

Plutôt serviettes, plutôt tampons, ou bien les deux : « chaque femme choisit la formule qui lui convient en fonction de ses produits de prédilection, de son flux et de la durée de ses règles, et reçoit chaque mois, dans la semaine qui précède ses règles, l’assortiment de protections choisi, et composé uniquement de produits bio », explique la marque. De quoi séduire les femmes effrayées par la présence de résidus de glyphosate dans les tampons. « Tous les produits sont conçus à partir de matières premières respectueuses : 100 % coton biologique certifié GOTS (un label bio), 0 % de produit chimique, 0 % de chlore, de pesticide, ni de produit nocif pour la santé », assure Fava, dont le tarif des box oscille entre 8,90 et 14,90 euros.

La grande distribution passe au vert

Maintenant que l’alerte a été donnée sur la composition des protections menstruelles, les femmes sont de plus en plus vigilantes vis-à-vis de ces produits en contact direct avec leur intimité. Un message reçu cinq sur cinq par certaines marques de la grande distribution qui passent au vert, à l’instar de Nett, l’un des leaders des protections périodiques vendues en grandes surfaces. « Nous lançons au mois de juin une gamme de tampons composés à 100 % de coton bio, explique la marque à 20 Minutes. Ces tampons, qui ne sont ni parfumés ni blanchis au chlore, sont certifiés Ecocert et GOTS, et le coton qui les compose est issu d’une agriculture biologique et raisonnée ».

Mais pourquoi se positionner sur un créneau où des marques de niche se sont déjà lancées ? « Notre objectif est de proposer une gamme respectueuse de la santé des femmes et de l’environnement, et à une gamme de prix accessible au plus grand nombre », répond la marque. Présents dès les prochains jours dans les rayons, ces nouveaux tampons bio seront commercialisés en grandes surfaces, pour un prix fixé sous les 5 euros la boîte.

Les protections réutilisables

Pour des règles vertes, nombre de femmes trouveront leur bonheur avec les nouvelles protections bio à usage unique. Mais alors que, sous l’impulsion de Greta Thunberg, de nombreux lycéens se mobilisent chaque vendredi pour le climat, nombreux sont celles et ceux qui tentent de réduire leur empreinte écologique et leurs déchets au quotidien. La porte d’entrée du « zéro déchet », c’est la cuisine, mais la tendance touche aujourd’hui les règles. Quand on sait qu’une femme utilisera dans sa vie en moyenne plus de 10.000 protections périodiques et qu’il faut plus de 500 ans pour qu’une protection intime se dégrade complètement, on comprend mieux le retour en grâce des protections réutilisables. Il y a la cup, ou coupe menstruelle, que l’on ne présente plus, mais aussi les serviettes lavables. Rien à voir avec les modèles de nos aïeules qui n’avaient pas l’air des plus pratiques : la version 2019 est autrement plus technique et fait chaque jour de nouvelles adeptes. Finies les matières pas respirantes et les fuites, les nouvelles protections réutilisables sont le fruit d’une recherche très aboutie. Et plusieurs marques de culottes menstruelles et de serviettes lavables ont vu le jour.

Parmi elles, « Dans ma culotte » propose des « protège-slips et serviettes hygiéniques lavables en coton bio certifiés OEKO-TEX et fabriqués en France, explique Marilou Bertrand, membre de la start-up créée à Caen. Notre volonté est de proposer des produits garantis sans composants chimiques, confortables, efficaces et écologiques ».

Avec des produits d’une durée de vie de quatre ans environ, et à raison de 25 protections utilisées en moyenne par cycle, ce sont ainsi plus de 1.300 protections jetables qui sont évitées. Sachant que chaque année dans le monde, 45 milliards de protections hygiéniques sont utilisées.