Un «trouble lié au jeu vidéo» officiellement reconnu comme une maladie

ADDICTIONS Selon la définition de l'Organisation mondiale de la santé, cette pathologie se caractérise notamment « par une perte de contrôle sur le jeu et une priorité accrue accordée au jeu » 

20 Minutes avec agence

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Le trouble du jeu vidéo a été ajouté à la section sur les troubles de la dépendance (illustration).
Le trouble du jeu vidéo a été ajouté à la section sur les troubles de la dépendance (illustration). — Pixabay

A partir du 1er janvier 2022, la nouvelle classification internationale des maladies de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) entrera en vigueur. Approuvée le 25 mai par les 194 Etats membres de l’ONU, elle inclura désormais la pratique excessive du jeu vidéo, rapporte Numerama. L’OMS considère que le « trouble lié au jeu vidéo » est bien réel.

Selon l’organisation mondiale, cette maladie « se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité accrue accordée au jeu, au point que celui-ci prenne le pas sur d’autres centres d’intérêt et activités quotidiennes, et par la poursuite ou la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables ».

«Une sévérité suffisante pour entraîner une altération des activités personnelles»

« Pour que ce trouble soit diagnostiqué en tant que tel, le comportement doit être d’une sévérité suffisante pour entraîner une altération non négligeable des activités personnelles, familiales, sociales, éducatives, professionnelles ou d’autres domaines importants du fonctionnement », détaille encore l’OMS. Ces signaux doivent en principe « se manifester clairement sur une période d’au moins douze mois ».

Malgré l’apparition de cette pathologie dans le classement international des maladies, l’OMS reconnaît que cela ne concerne qu’un faible nombre de joueurs. De ce fait, certains spécialistes redoutent que cette nouvelle classification ternisse l’image du jeu vidéo, explique Numerama.

Enfin, l’apparition de cette nouvelle maladie dans le classement pourrait à terme contraindre l’industrie du jeu vidéo à proposer des méthodes pour lutter contre l’addiction, telles que des pauses obligatoires avant de pouvoir continuer à jouer.