Les laboratoires pharmaceutiques vont importer certains corticoïdes pour éviter des pénuries

MEDICAMENTS Les traitements concernés sont des anti-inflammatoires stéroïdiens appartenant à la famille des corticoïdes de synthèse, comme le Cortancyl et le Solupred 

20 Minutes avec agences

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Des laboratoires doivent importer certains corticoïdes pour éviter des ruptures de stocks (illustration).
Des laboratoires doivent importer certains corticoïdes pour éviter des ruptures de stocks (illustration). — Pexels/Pixabay

L’objectif est d'« éviter toute rupture de stock ». Les laboratoires pharmaceutiques se sont engagés à importer provisoirement certains médicaments corticoïdes fréquemment prescrits et qui font l’objet d’importantes « tensions d’approvisionnement », a annoncé ce mardi l’Agence du médicament (ANSM).

Les laboratoires « se sont engagés à procéder dans les meilleurs délais à des importations de spécialités équivalentes » en provenance d’autres Etats européens qui ne sont pas sujets au même problème, explique l’agence sanitaire, qui avait réuni les industriels le 9 mai dernier « pour trouver des solutions ».

Utilisés dans le traitement de certains cancers

Les médicaments concernés sont ceux à base de prednisone (Cortancyl du laboratoire Sanofi et ses génériques) et de prednisolone (Solupred, également de Sanofi, et ses génériques). Il s’agit d’anti-inflammatoires stéroïdiens appartenant à la famille des corticoïdes de synthèse. Ils sont utilisés dans le traitement de nombreuses maladies comportant une composante inflammatoire ou allergique, dans certains cancers et pour prévenir le rejet des greffes d’organes.

L’ANSM maintient par ailleurs sa recommandation faite le 7 mai « de limiter l’utilisation de ces spécialités aux situations où elles sont médicalement indispensables et sans alternatives ». L’agence ajoute qu’un « tableau de disponibilité des différentes spécialités par dosage est mis en ligne sur le site de l’ANSM et sera régulièrement actualisé ».