Rougeole : A La Réunion, deux médecins du CHU, non-vaccinés ,ont contaminé des patients

VIRUS C’est la conclusion à laquelle est arrivée l’Agence régionale de santé de l’Océan Indien après une investigation tout ce week-end pour comprendre la forte hausse en un mois du nombre de cas de rougeole sur l’île

20 Minutes avec AFP

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Un vaccin contre la rougeole.
Un vaccin contre la rougeole. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Deux médecins du CHU de Bellepierre, à Saint-Denis (La Réunion), non vaccinés contre la rougeole, ont contaminé six personnes lors de consultations, selon l’ Agence régional de santé de l’Océan Indien (ARS OI), rapporte ce lundi le site d’information Imaz press Réunion.

Tout le week-end, l’ARS a procédé à une investigation, cas par cas, afin de comprendre qui étaient les personnels de santé qui n’étaient pas protégés contre le virus.

De 42 cas à 48 en un mois

Au total, 500 personnes, ont été « tracées » pour vérifier leurs vaccinations, et une centaine de personnes ont été vaccinées en deux jours, précise à Réunion Première, le docteur François Chieze, directeur de la veille et sécurité sanitaire de l’ARS OI.

La rougeole circule dans l’hexagone et dans l’Océan indien depuis décembre dernier. Sur l’île de la Réunion, fin 2018, on comptait seulement quatre cas de rougeoles, indique Imaz press Réunion. Le nombre de contamination est passé à 42, il y a un mois, avant de se stabiliser puis de passer de 42 à 48 cas en un mois. Un bond dans les statistiques que l’ARS attribue à cette nouvelle contamination au CHU de Bellepierre.

De l’importance de se faire vacciner pour l’ARS

La couverture vaccinale de l’île s’améliore pourtant. « Nous avoisinons maintenant les 86 %, ce qui devrait encore augmenter par la suite », explique le docteur François Chieze qui rappelle qu’il faut atteindre les 95 % de couverture vaccinale pour éradiquer la maladie. Cette amélioration de la couverture vaccinale s’explique par le fait que le vaccin contre la rougeole est l’un des onze obligatoires, depuis le 1er janvier 2018, pour la petite enfance.

Il ne l’est en revanche pas pour les adultes… et donc les médecins. D’où le rappel martelé par l’ARS de l’Océan Indien de la « nécessité de se protéger » et de se vacciner, seule solution pour contrer une maladie aussi contagieuse que la rougeole.