Nice: La créatrice des «Franjynes» lance une collection pour les femmes victimes de cancer du sein

FRINGUES Julie Meunier a conçu des vêtements adaptés après une mastectomie

Fabien Binacchi

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La Niçoise pose avec une de ses combinaisons et une Franjyne
La Niçoise pose avec une de ses combinaisons et une Franjyne — Les Franjynes
  • Il y a deux ans, Julie Meunier lançait ses Franjynes, une alternative à la perruque constituée d’une frange et d’un turban.
  • Elle dévoile aujourd’hui une collection de vêtements adaptée aux femmes ayant subi une ablation du sein.

Le 29 juin 2017, après un combat contre un cancer très agressif et dix-huit mois passés sans un seul cheveu sur la tête, Julie Meunier lançait ses « Franjynes ». Une alternative à la perruque (une frange associée à un turban) qui s’est déjà vendue à plus de 4.000 exemplaires à travers la France et l’Europe.

Deux ans après, la créatrice niçoise a décidé d’aller encore plus loin pour aider les femmes, qui, comme elle, ont dû affronter la maladie. Avec une ligne de « fringues ». Elle propose désormais, en plus des « Franjynes », une collection conçue pour les victimes de cancer du sein, après une mastectomie (ablation) et en cas de prothèses externes.

« Dans le sens de la déstigmatisation »

« Dans la communauté que je me suis créée, beaucoup de copines se plaignaient de l’inconfort de certains de leurs habits et aussi de ne plus pouvoir mettre de dos nu après leur opération, raconte la jeune femme. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire pour qu’elles ne se sentent pas différentes des autres. Depuis mon cancer, je réfléchis autrement et tout ce que j’entreprends va dans le sens de la déstigmatisation ».

Dans l’atelier de sa marque, dans le centre de Nice, une robe, un top et une combinaison déclinés en six couleurs différentes sont développés pour assurer un confort optimal.

Sept tenues en une

« Après une intervention, on est sensible à tout. Il a fallu travailler avec des tissus italiens très fluides pour ne pas avoir un sentiment d’oppression et sur des vêtements qui puissent se nouer, comme pour les turbans, de plusieurs façons en fonction de la localisation des cicatrices », précise encore Julie Meunier. Un système qui permet de disposer de sept tenues en une, avec des styles à chaque fois différents.

Et ses modèles, vendus en ligne entre 70 et 160 euros, le sont aussi au bénéfice de la lutte contre le cancer. La jeune femme, qui vient d’embaucher une collaboratrice, continue de verser 5 % de son chiffre d’affaires pour la recherche.