«Numerus clausus»: Le nombre d’étudiants admis relevé de 10% en 2019

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR Le gouvernement veut supprimer le « numerus clausus » pour augmenter de 20 % le nombre de médecins formés

20 Minutes avec agences

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Des étudiants marseillais en médecine en première année passant le concours en 2012
Des étudiants marseillais en médecine en première année passant le concours en 2012 — A.-C. Poujoulat / AFP

La fin du « numerus clausus » approche. Emmanuel Macron a promis la suppression dès 2020 de ce qu’il estime être une « absurdité ».

Le processus est lancé puisque le nombre d’étudiants qui seront admis en deuxième année de médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme à la rentrée de septembre augmentera de 10 % par rapport à l’an dernier, selon un arrêté paru au Journal officiel durant le week-end de Pâques. Un niveau record pour l’avant-dernier millésime de ce système.

1.405 places de plus qu’en 2018

Pour les quatre filières, 14.928 places seront ouvertes, toutes voies d’accès confondues, soit 1.405 de plus qu’en 2018, selon l’arrêté publié dimanche. La hausse sera plus spectaculaire en médecine (9.314 places, +1.109) mais tout de même sensible en dentaire (1.320 places, +117), en pharmacie (3.261 places, +137) et en maïeutique (1.033 places, +42).

Cet arrêté de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, précède de quelques semaines à peine le concours de fin de première année commune des études de santé (Paces).

Augmenter de 20 % le nombre de médecins

La Paces et le « numerus clausus » doivent être supprimés à partir de la rentrée 2020, dans le cadre de la loi santé​ adoptée à l’Assemblée nationale et dont l’examen au Sénat est prévu en juin.

Ce texte prévoit que les quotas d’étudiants admis en 2e ou 3e année seront à l’avenir déterminés par les universités, en accord avec les agences régionales de santé, selon les capacités et les besoins du territoire.

Agnès Buzyn affirmait en février que cette réforme avait notamment pour but d'« augmenter de 20 % à peu près le nombre de médecins formés ».