Alerte sur l'ibuprofène: Si vous avez eu une mauvaise expérience avec l'ibuprofène, racontez-nous

VOUS TEMOIGNEZ L'ANSM vient de publier une alerte sur deux anti-inflammatoires, ibuprofène et kéroprofène, qui peuvent favoriser des complications infectieuses graves

Oihana Gabriel

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Illustration de médicaments.
Illustration de médicaments. — Pixabay

Ils permettent de calmer les règles douloureuses, migraines, fièvres et autres maux du quotidien… Mais l’ibuprofène, qui trône en pole position dans nombre de pharmacies personnelles françaises, pourrait être bien plus risqué que ce que l’on croit… Jeudi, l’Agence nationale du médicament (ANSM) a publié un communiqué pour appeler à la vigilance pour celles et ceux qui gobent des ibuprofènes régulièrement. En cause : l’ibuprofène et le kétoprofène, les deux anti-inflammatoires les plus vendus pourraient favoriser des complications infectieuses graves.  Selon une enquête, menée par les centres régionaux de pharmacovigilance de Tours et Marseille « en 18 ans, de 2000 à 2018, 337 cas de complications infectieuses dont 32 décès ont été répertoriés pour l’ibuprofène et 46 cas dont 10 décès avec le kétoprofène », explique à l’AFP le Dr Philippe Vella, directeur des médicaments antalgiques à l’ANSM. 

Selon l’ANSM, « l’analyse de ces cas ainsi que l’analyse des données de la littérature (études expérimentales et études de pharmaco-épidémiologie), suggère que ces infections, en particulier à Streptocoque, pourraient être aggravées par la prise de ces Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens (AINS), ibuprofène et kétoprofène. Une autre étude​, publiée en 2016 dans l’American Journal of Epidemiology prévenait qu’une consommation à haute dose d’ibuprofène pouvait provoquer des troubles auditifs… Faut-il s’en inquiéter et renoncer pour toujours à ces pilules antiinflammatoires ?

Préférer le paracétamol

Prudente, l’agence prévient en tout cas soignants comme patients qu’il vaut mieux privilégier l’utilisation du paracétamol en cas de douleur et/ou de fièvre, notamment dans un contexte d’infection courante comme une angine, une rhinopharyngite, une otite, une toux, une infection pulmonaire, une lésion cutanée ou la varicelle, en particulier en automédication. Et rappelle quelques règles de bon usage : arrêter de prendre de l’ibuprofène au bout de trois jours en cas de fièvre, de cinq jours en cas de douleur. Et ne pas prendre deux médicaments AINS1 en même temps. Des recommandations qui pourraient changer beaucoup de routines médicales…

Et vous, avez-vous eu une mauvaise expérience avec l’ibuprofène ? Est-ce que les médecins vous ont averti des risques ? Vous pouvez témoigner en remplissant le formulaire ci-dessous. Vos témoignages serviront à la rédaction d’un futur article. Merci d’avance.