Contraception: Une étude pour vérifier la toxicité de l'implant Essure démarre

FEMMES L’association Alerte contraception accuse les métaux lourds de cet implant définitif d’être responsable de symptômes neurologiques, musculaires ou encore articulaires

R.G.-V.

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C'est la première fois qu'une association a une telle initiative.
C'est la première fois qu'une association a une telle initiative. — SEBASTIEN BOZON / AFP

Pour la première fois, une association de patientes prend l’initiative d’une étude scientifique sur la toxicité de certains implants contraceptifs. C’est le journal Le Parisien qui nous l’apprend. Alerte contraception, c’est le nom de l’association, veut vérifier si les métaux lourds contenus dans les implants définitifs Essure ne sont pas responsables de symptômes neurologiques, musculaires, articulaires de certaines femmes porteuses.

Dans ces implants, placés dans les trompes de Fallope, on trouve en effet du nickel, du chrome, du titane ou du fer. L’hypothèse est que ces métaux puissent être rejetés dans les tissus des femmes porteuses des implants contraceptifs Essure. Jusque-là, les associations et patientes n’ont pu que constater des « taux alarmants » lors d’une étude préliminaire.

On peut encore s’inscrire

« Mais seule cette étude en cours nous permettra de vérifier et de valider nos hypothèses », explique au Parisien Isabelle Ellis, la présidente de l’association. Il s’agira de comparer les trompes de personnes qui n’ont jamais été en contact avec ces implants et des tissus de celles qui se les sont fait retirer. Isabelle Ellis précise d’ailleurs que d’autres femmes peuvent encore s’ajouter à l’étude.

De son côté, le laboratoire à l’origine de ces implants Essure, Bayer, réfute tout problème avec son produit.