Pesticides: Les rivières françaises regorgent de substances soupçonnées d'être des perturbateurs endocriniens

TOXICITÉ Le glyphosate fait partie des trois pesticides le plus souvent retrouvés par les analystes

20 Minutes avec agences

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Illustration rivière
Illustration rivière — JAUBERT/SIPA

Des perturbateurs endocriniens dans nos lacs et rivières ? Des traces de substances suspectes ont été trouvées dans plusieurs cours d’eau français, selon une étude de Générations futures rendue publique ce mardi.

L’association a épluché des milliers de données publiques sur la qualité des cours d’eau en métropole, à la Réunion et en Martinique depuis 2015. Résultat : « Un total de 232 substances actives de pesticides ou de métabolites perturbateurs endocriniens suspectés » a été retrouvé dans l’eau.

Les perturbateurs endocriniens mal définis

En moyenne, plus de 41 substances pouvant être des perturbateurs endocriniens ont été retrouvées dans chaque département, soit 22,8 % des pesticides suspectés recherchés. Les trois substances les plus fréquemment retrouvées sont le glyphosate, l’atrazine-déséthyl (un désherbant interdit depuis 2003) et le métolachlor (un herbicide), précise le communiqué. L’association a dressé une série de cartes pour montrer les départements les plus touchés.

L’ONG s’est aussi basée sur la base de données TEDX, qui répertorie les molécules suspectées d’être des perturbateurs endocriniens. En janvier, le gouvernement a présenté un plan pour lister ces substances d’ici 2021 et les classer en trois catégories, « suspecté », « présumé » et « avéré ».

En décembre, l’UE a adopté elle aussi des critères de définition des perturbateurs endocriniens. Pour les ONG, ces critères sont trop restrictifs. En effet il faut non seulement démontrer qu’une substance est un perturbateur endocrinien et qu’elle a des effets négatifs, mais aussi démontrer son mode d’action.